SENTV : Une soirée organisée dans un appartement meublé de Mermoz Sotrac a pris une tournure judiciaire après l’intervention de la police. L’opération, menée à la suite d’un renseignement, a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes et à la découverte de différentes substances et produits pharmaceutiques. L’affaire pourrait désormais dépasser le simple cadre de la consommation lors d’une soirée privée.
Selon Libération, les faits ont débuté le 7 septembre 2026, lorsque le commissariat spécial du Tourisme a été alerté de la tenue d’une soirée dans un appartement où de la drogue serait consommée et commercialisée.
Un dispositif a alors été mis en place afin de vérifier les renseignements et d’identifier les personnes présentes. L’intervention des policiers s’est soldée par l’interpellation de sept individus.
Drogues et médicaments retrouvés dans l’appartement
La fouille des lieux aurait permis aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs produits. Les saisies citées par le quotidien comprennent des comprimés présentés comme de l’Alpraz, deux sachets de poudre identifiée comme de la MDMA, quatre petites bouteilles de protoxyde d’azote ainsi que six sachets de haschisch.
Au cours des auditions, l’un des participants aurait expliqué que l’appartement avait été loué par un de ses amis pour la nuit du 6 au 7 septembre. Il aurait également indiqué que certaines substances étaient destinées à la consommation des participants, tandis que d’autres auraient dû être écoulées au cours de la soirée.
Ces déclarations auraient permis aux enquêteurs de remonter une première piste vers le circuit présumé d’approvisionnement.
Une piste qui mène à Keur Serigne Bi
Un autre mis en cause aurait reconnu avoir livré une boîte d’Alpraz pour 5 000 FCFA. Questionné sur l’origine du produit, il aurait orienté les policiers vers un fournisseur présumé établi à Keur Serigne Bi.
Les enquêteurs auraient alors organisé une opération destinée à identifier les personnes impliquées dans la livraison. Une perquisition menée au domicile du fournisseur présumé aurait permis de découvrir un important stock de produits pharmaceutiques.
Parmi les produits recensés figureraient 342 boîtes de Misodia, 19 boîtes d’Alprazolam, 32 bouteilles de sirop, 30 boîtes de Diazépam et 20 boîtes de Tramadol, ainsi que six caisses de lubrifiant et d’autres comprimés.
Le propriétaire des lieux aurait contesté certaines accusations portées contre lui, notamment celles relatives à de supposées interruptions clandestines de grossesse. Il aurait néanmoins reconnu avoir fourni de l’Alpraz à l’un des suspects. La valeur de la marchandise saisie à son domicile aurait été estimée par lui à environ 10 millions de FCFA.
Les investigations s’étendent à Scat-Urbam et Liberté 6
L’enquête ne s’est pas arrêtée à cette première perquisition. Le 9 septembre, les policiers auraient procédé à de nouvelles opérations dans les domiciles de deux autres personnes, situés à Scat-Urbam et Liberté 6.
Une bonbonne de protoxyde d’azote ainsi qu’une balance électronique auraient notamment été découvertes dans l’un des logements visités.
À ce stade, les enquêteurs cherchent à déterminer le rôle exact de chaque personne dans le circuit présumé de distribution et à établir l’origine des différents produits saisis.
Le dossier viserait plusieurs qualifications pénales, dont l’association de malfaiteurs, la détention de substances psychotropes à des fins de trafic, le trafic illicite de médicaments, l’exercice illégal de la profession de pharmacien, la mise en danger de la vie d’autrui et la complicité d’interruption de grossesse.