SENTV : La Brigade de recherches de ZAC Mbao a mis fin au stratagème présumé d’un individu soupçonné d’avoir utilisé de faux profils féminins pour obtenir des contenus intimes, avant de menacer ses victimes de les diffuser. Six victimes ont déjà été identifiées, dont une vivant en France.
Une affaire de cybercriminalité mêlant usurpation d’identité numérique, chantage sexuel et collecte illicite de données personnelles est actuellement entre les mains des enquêteurs à ZAC Mbao.
Le Commissariat d’arrondissement de ZAC Mbao a placé en garde à vue, le 1er octobre 2026, un individu soupçonné d’être impliqué dans plusieurs faits présumés liés à l’exploitation frauduleuse de contenus intimes.
L’affaire a débuté après la plainte d’une victime qui a expliqué avoir échangé sur Internet avec une personne utilisant la photographie d’une femme présentée sous le prénom d’« Angela ». Au fil des conversations, la victime aurait transmis des vidéos intimes à son interlocutrice présumée, en échange de la promesse de recevoir 500 000 francs CFA.
Des vidéos utilisées pour exercer un chantage
Selon les éléments de l’enquête, le correspondant aurait ensuite menacé de diffuser les vidéos si la victime refusait d’avoir des rapports sexuels avec un tiers. Ce dernier s’est finalement révélé être le principal suspect dans l’affaire.
Pour permettre son interpellation, la plaignante aurait feint d’accepter la proposition et fixé un rendez-vous au suspect le 1er octobre, à 18 heures, dans un immeuble situé à la ZAC de Mbao.
Le rendez-vous était en réalité un piège tendu avec le concours des enquêteurs. Le suspect a ainsi été interpellé sur place par les éléments de la Brigade de recherches.
Lors des premières auditions, le mis en cause aurait dans un premier temps contesté les faits qui lui étaient reprochés. Sa version aurait toutefois évolué après la découverte, dans son téléphone, de plusieurs fichiers à caractère sexuel, parmi lesquels figuraient les contenus intimes transmis par la plaignante.
L’exploitation de l’appareil a notamment permis aux enquêteurs de découvrir une application dissimulée sous l’appellation « Calculatrice ». Celle-ci renfermerait 230 vidéos à caractère obscène et 41 photographies représentant des femmes.
Les investigations ont également permis, à ce stade, d’identifier formellement six victimes, dont l’une résiderait en France.
Les policiers ont par ailleurs découvert plusieurs autres comptes utilisant des profils féminins. L’identité des personnes derrière ces comptes ainsi que leur éventuel degré d’implication restent à déterminer.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer si le suspect agissait seul, d’identifier d’éventuels complices et de retrouver d’autres victimes potentielles.
La Police invite par ailleurs toute personne disposant d’informations susceptibles de faire avancer l’enquête à contacter le 800 00 17 00.