SENTV : Le Tribunal des flagrants délits de Ziguinchor a renvoyé au 3 novembre 2026 l’examen du dossier impliquant douze personnes poursuivies pour plusieurs infractions présumées. L’affaire sera examinée à huis clos, à la demande ou sur décision du tribunal, dans un cadre destiné à préserver le caractère privé des débats.
L’affaire impliquant douze personnes interpellées en août dernier à Ziguinchor connaît un nouveau développement judiciaire. Après le renvoi prononcé mardi, les prévenus devront comparaître le 3 novembre prochain devant le tribunal correctionnel, dans le cadre d’une audience spéciale organisée à huis clos, selon L’Observateur.
Cette décision aurait été prise sur le fondement de l’article 388 du Code de procédure pénale. Le magistrat aurait notamment évoqué des considérations liées à la protection des mœurs. Me Terence Senghor, conseil des prévenus, aurait accueilli favorablement cette mesure.
Les douze personnes sont poursuivies pour plusieurs infractions présumées, notamment association de malfaiteurs, actes contre-nature et transmission volontaire du VIH. Elles sont détenues depuis près de deux mois, d’après le quotidien.
Les interpellations seraient intervenues à la suite d’investigations menées par la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor. Les personnes concernées exercent différentes activités professionnelles, parmi lesquelles la couture, le commerce, le transport par moto-taxi et la restauration. Le groupe compterait également des élèves ou étudiants ainsi qu’un infirmier affecté à l’hôpital de la Paix.
Des téléphones au cœur des investigations
L’exploitation des téléphones portables aurait constitué un axe important de l’enquête. Les enquêteurs auraient notamment examiné des conversations sur WhatsApp et des fichiers multimédias susceptibles d’être versés au dossier.
Le volet sanitaire figure également parmi les éléments rapportés. Cinq des prévenus auraient été déclarés séropositifs à l’issue de dépistages effectués durant leur garde à vue. Des soupçons de transmission volontaire du VIH sont également mentionnés dans le dossier.
Toutefois, un résultat positif au VIH ne suffit pas, à lui seul, à établir une transmission volontaire. Cette qualification suppose l’examen des éléments de preuve et des circonstances par la juridiction compétente.
La prochaine audience devra permettre au tribunal d’examiner les faits reprochés aux douze prévenus et les éléments présentés par les différentes parties. Le huis clos limitera l’accès du public aux débats, sans dispenser la justice de respecter les droits de la défense.