« Un étudiant, un ordinateur » : Daouda Ngom affirme n’avoir trouvé aucune trace du dossier dans le procès-verbal de passation

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SENTV : Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a déclaré que le dossier ne figurait pas dans le procès-verbal de passation de service avec son prédécesseur. Il affirme n’avoir relevé qu’une mention budgétaire faisant état de 6 milliards de FCFA, avec un taux d’exécution de 50 %.

Le dossier du programme « Un étudiant, un ordinateur » continue de susciter des interrogations au sein de l’Assemblée nationale. Devant la commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner cette affaire, le professeur Daouda Ngom, qui a dirigé le ministère de l’Enseignement supérieur de septembre 2025 à juin 2026, a livré sa version des faits concernant la transmission des dossiers administratifs à son arrivée.

Selon l’ancien ministre, le programme ne figurait pas dans le procès-verbal de passation de service signé avec son prédécesseur. Il a précisé que le document ne faisait état d’aucun dossier relatif à cette initiative, y compris dans les cinq comptes de dépôt relevant du ministère.

Parmi les comptes cités figurent le Fonds d’impulsion de la recherche scientifique et technologique, le compte PGF/Enseignement supérieur, celui des centres de recherche et d’essais, le compte de la Direction de la maintenance des constructions de l’enseignement supérieur ainsi que celui consacré aux frais d’inscription au baccalauréat.

« Si je me basais sur ce PV, je n’allais jamais rien connaître de ce dossier », a déclaré Daouda Ngom devant les parlementaires, selon les propos rapportés lors de son audition.

Malgré l’absence du dossier dans le procès-verbal de passation, l’ancien ministre affirme avoir repéré une référence au programme dans un tableau consacré au taux d’exécution budgétaire.

Cette mention faisait apparaître une enveloppe de 6 milliards de francs CFA, exécutée à hauteur de 50 %, selon ses explications. Daouda Ngom n’a toutefois pas présenté, dans les éléments rapportés de son audition, cette seule indication comme permettant de retracer l’ensemble des opérations liées au programme.

Cette déclaration remet au centre des débats la question de la traçabilité administrative et financière du projet, notamment les informations transmises à la nouvelle équipe ministérielle et les documents permettant d’en suivre l’exécution.

Daouda Ngom est également revenu sur les premières démarches entreprises après son installation à la tête du ministère. Il a expliqué avoir convoqué les directeurs généraux et les directeurs centraux afin de faire le point sur le fonctionnement de son département.

Avant même qu’il ne contacte Abdou Aziz Diouf, alors directeur général de l’Enseignement supérieur, ce dernier l’aurait appelé pour solliciter une rencontre. Il devait être accompagné du professeur Mame Penda Ba, qui dirigeait à l’époque la Direction du financement des établissements d’enseignement supérieur.

Selon le témoignage de l’ancien ministre, cette rencontre devait notamment porter sur deux difficultés relevant de cette direction. Les éléments rapportés de son audition ne précisent cependant pas la nature de ces problèmes ni leur éventuel lien avec le programme « Un étudiant, un ordinateur ».

L’audition de Daouda Ngom apporte ainsi des éléments sur les conditions dans lesquelles il dit avoir découvert l’existence du programme et sur les informations disponibles dans les documents administratifs qui lui ont été transmis.

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