Ngor : la Sûreté urbaine démantèle un réseau présumé de traite de personnes opérant sous couvert d’un salon de massage
SENTV : Un réseau présumé de traite de personnes et de proxénétisme a été démantelé à Ngor par la Sûreté urbaine (SU) du Commissariat central de Dakar. L’opération, menée le 28 février, a conduit à l’interpellation de cinq individus poursuivis notamment pour association de malfaiteurs, traite de personnes, proxénétisme et complicité.
Selon des sources policières concordantes, l’enquête a été ouverte à la suite d’un signalement jugé « critique » reçu par la Brigade des mœurs via le numéro vert de la Police nationale (800 00 17 00). Au bout du fil, une jeune femme affirmant avoir été recrutée au Nigeria par une compatriote installée à Dakar, sous la promesse d’un emploi légal.
À son arrivée au Sénégal, la victime aurait été séquestrée et contrainte à se prostituer. Les investigations techniques et les recoupements effectués par les enquêteurs ont permis d’entrer en contact avec une seconde victime présumée. Celle-ci a confirmé l’existence d’un groupe de quatre jeunes femmes exploitées dans un appartement situé à Ngor.
Les éléments recueillis ont conduit les forces de l’ordre à cibler l’appartement n°18, au 4e étage d’un immeuble du quartier résidentiel de Ngor. D’après la police, les lieux servaient de « lieu de passe », administré par la principale suspecte, qui encaissait l’intégralité des recettes issues de l’exploitation des victimes.
Lors de l’intervention, les enquêteurs ont surpris trois femmes en train de consommer du chanvre indien. Une perquisition minutieuse a permis la saisie de :
Trois cornets de chanvre indien ;
Quatorze papiers de conditionnement ;
Onze gélules blanches, suspectées d’être de la cocaïne (en cours d’analyse) ;
Vingt-sept préservatifs, dont sept usagés ;
Des stimulants sexuels (sprays et emballages), lubrifiants, huiles de massage et divers accessoires sexuels.
Les suspects sont également poursuivis pour exploitation d’un salon de massage sans autorisation, défaut d’inscription au fichier sanitaire, ainsi que pour détention et usage collectif de chanvre indien.
Confrontées aux éléments matériels saisis, les mises en cause auraient reconnu les faits lors de leur audition, selon une source proche du dossier. Les cinq personnes interpellées ont été placées en garde à vue.
L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications de ce réseau présumé de traite transfrontalière, notamment d’éventuels complices au Nigeria ou au Sénégal.
Dans un communiqué, la Police nationale rappelle qu’elle « reste mobilisée pour la protection des populations » et invite toute personne disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.

