Linguère : la police démantèle un réseau structuré mêlant infractions sexuelles et mise en danger sanitaire, 18 personnes interpellées
SENTV : Le Commissariat urbain de Linguère a procédé, le 19 avril 2026, au démantèlement d’un réseau criminel d’envergure impliqué dans des faits graves touchant à la fois aux mœurs et à la santé publique. L’opération a conduit à l’interpellation de dix-huit individus, désormais au cœur d’une procédure judiciaire pour des chefs d’accusation multiples, dont association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, diffusion de contenus à caractère pornographique, ainsi que mise en danger délibérée de la vie d’autrui.
L’affaire trouve son origine dans la plainte déposée par un mineur de 17 ans, apprenti coiffeur, victime de sollicitations téléphoniques répétées à connotation sexuelle. Selon les premiers éléments de l’enquête, le principal suspect aurait obtenu les coordonnées du jeune homme de manière frauduleuse avant de le harceler, malgré les avertissements de son entourage professionnel.
Les investigations menées par les services de police ont rapidement mis en évidence l’existence d’un réseau organisé, actif dans plusieurs localités du centre du Sénégal, notamment Linguère, Dahra, Barkedji et Mbacké. Les enquêteurs décrivent une structure coordonnée, reposant sur des échanges de partenaires et l’organisation de rencontres clandestines à l’échelle régionale.
Le dossier revêt une dimension particulièrement préoccupante sur le plan sanitaire. D’après des sources proches de l’enquête, plusieurs membres du groupe, diagnostiqués séropositifs après examens médicaux, auraient poursuivi des relations intimes sans informer leurs partenaires, exposant ces derniers à un risque de contamination au VIH. Ces éléments pourraient constituer des circonstances aggravantes dans la qualification pénale des faits.
L’exploitation des téléphones portables saisis a permis de recueillir des preuves jugées déterminantes : conversations explicites, images et vidéos attestant des activités illicites du réseau et de son mode opératoire.
Placés en garde à vue, les suspects font actuellement l’objet d’investigations approfondies. Les autorités cherchent à identifier d’éventuelles autres victimes ou complices, tout en mettant en œuvre des mesures de prévention pour limiter tout risque de propagation.
Dans un communiqué, la police nationale a réaffirmé sa vigilance face à ce type de criminalité et appelle la population à collaborer en signalant toute information utile via le numéro vert 800 00 17 00.
Cette affaire met en lumière les enjeux croisés de sécurité publique et de santé, rappelant la nécessité d’une vigilance accrue face aux réseaux clandestins opérant en marge de la loi.

