Tivaouane-Peulh : un réseau mêlant drogue, prostitution clandestine et vols démantelé par la gendarmerie
SENTV : La Brigade de proximité de Tivaouane-Peulh, relevant de la Compagnie de gendarmerie de Rufisque, a mis fin aux activités d’un présumé réseau criminel opérant dans cette localité de la banlieue dakaroise. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic intérieur de chanvre indien, proxénétisme, prostitution clandestine et vol de téléphone portable.
C’est à la suite de dénonciations émanant d’une victime identifiée sous les initiales F. Dia que l’enquête a été ouverte. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs ont conduit à l’identification d’un suspect présenté comme l’un des meneurs du groupe : A. K. Diagne, 26 ans, chauffeur domicilié à Tivaouane-Peulh, cité Socabeg.
Interpellé dans un premier temps, il aurait fourni des indications précises sur le lieu de regroupement du réseau, situé dans une zone considérée comme criminogène par les forces de sécurité.
Dans la nuit du 2 mars 2026, appuyés par un peloton du 1er escadron porté de la LGI, les éléments de la brigade ont mené une opération coup de poing. Vers 5 heures du matin, une patrouille pédestre a permis de sécuriser un bâtiment abandonné, dépourvu d’électricité, qui servait de base au groupe.
Après avoir bouclé le périmètre, les gendarmes ont procédé à une perquisition en bonne et due forme.
L’opération s’est soldée par l’arrestation de cinq individus :
E. Diop, 49 ans, maçon domicilié à Niague HLM 3 ;
N. Gueye, 30 ans, charretier domicilié à Niague ;
A. K. Diagne, 26 ans, chauffeur domicilié à Tivaouane-Peulh cité Socabeg ;
A. Sarr, 18 ans, élève coiffeuse domiciliée à Tivaouane-Peulh ;
A. F. Dacko, 23 ans, ménagère domiciliée à Tivaouane-Peulh cité Socabeg.
Selon des sources concordantes, trois d’entre eux sont poursuivis pour association de malfaiteurs et trafic intérieur de chanvre indien. Les deux femmes sont, quant à elles, visées pour des faits de proxénétisme et de prostitution clandestine.
La perquisition a permis la saisie de 22 cornets de chanvre indien, de 150 grammes de la même substance en vrac, ainsi que de divers objets jugés compromettants : coupe-coupe, couteaux, ciseaux servant au conditionnement, pinces, une matraque électrique, des pompes asphyxiantes, cinq téléphones portables de marques diverses et des chaînes avec cadenas brisés.
Ces éléments laissent présumer, selon les enquêteurs, l’existence d’activités criminelles organisées dépassant le simple trafic de stupéfiants.
Au terme de leur garde à vue, les cinq mis en cause ont été déférés ce mercredi devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Rufisque, Cheikh Diakhoumpa.
Selon nos informations, ils ont été placés sous mandat de dépôt en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement des actions de sécurisation menées par la gendarmerie dans les zones sensibles de la banlieue dakaroise, confrontées à une recrudescence des faits de délinquance.

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