Trafic de faux médicaments à Thiaroye : une cantine clandestine démantelée, deux suspects déférés au parquet
SENTV : Une opération menée par la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon (BNLPC) a permis de mettre au jour un point de vente clandestin de médicaments à Thiaroye. L’intervention, réalisée le 5 mars 2026, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la circulation de produits pharmaceutiques contrefaisants, un phénomène qui constitue une menace croissante pour la santé publique.
Selon les informations communiquées par les services de sécurité, les policiers ont procédé à l’interpellation de deux individus soupçonnés d’être impliqués dans l’exploitation d’une cantine de vente illégale de médicaments située en face de la mairie de Thiaroye.
Lors de l’intervention, un premier suspect, identifié comme le vendeur opérant dans la cantine, a été arrêté sur place par les agents de la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon. Au cours de son audition, il a déclaré agir pour le compte de son frère aîné, qu’il a présenté comme le véritable propriétaire de l’établissement.
Quelques heures plus tard, ce dernier s’est présenté de lui-même aux enquêteurs. Il aurait reconnu exploiter la cantine depuis 2023, selon des sources policières. Cette déclaration a permis de consolider les éléments de l’enquête ouverte sur ce réseau de distribution informelle de produits pharmaceutiques.
La perquisition du site a permis aux enquêteurs de mettre la main sur un important stock de produits jugés potentiellement dangereux. L’inventaire réalisé par les services de police a notamment révélé la présence d’huiles commercialisées comme solutions pour le développement des seins et des fesses, ainsi que de nombreux sirops contenant des antihistaminiques, des substances aphrodisiaques et des stéroïdes anabolisants.
Selon les spécialistes de la santé, ce type de produits, souvent vendus hors de tout circuit pharmaceutique légal, peut entraîner de graves effets secondaires et représente un risque réel pour les consommateurs.
À l’issue de la procédure, les deux mis en cause ont été présentés le vendredi 6 mars 2026 au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Guédiawaye.
Ils sont poursuivis pour vente illicite de médicaments, exercice illégal de la profession de pharmacien et mise en danger de la vie d’autrui.
Les autorités policières rappellent que la lutte contre la contrefaçon pharmaceutique demeure une priorité. La population est invitée à signaler toute activité suspecte en contactant gratuitement le numéro vert 800 00 17 00, mis à disposition pour recueillir les informations utiles dans le cadre de cette campagne de vigilance sanitaire.
