Touba célèbre la Korité : un appel à la constance spirituelle et à la solidarité communautaire
SENTV : La ville sainte de Touba a vibré ce samedi au rythme de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois béni de Ramadan. Des milliers de fidèles ont convergé vers la Grande Mosquée de Touba pour accomplir la prière solennelle des deux rakaas dans une atmosphère de ferveur et de recueillement.
La prière a été dirigée par Serigne Fallou Mbacké, qui officiait au nom du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, absent lors de la cérémonie. Dans son sermon, l’imam a relayé un message centré sur la foi, la discipline spirituelle et la continuité des bonnes pratiques au-delà du Ramadan.
D’emblée, il a transmis les félicitations du khalife à l’ensemble des fidèles, saluant leur engagement durant le mois sacré. Il a souligné l’intensité de la vie religieuse à Touba, marquée par une affluence soutenue dans les lieux de culte, la multiplication des prières surérogatoires et des enseignements religieux, ainsi que la récitation des khassaïdes de Cheikh Ahmadou Bamba.
Au cœur de son message, Serigne Fallou Mbacké a insisté sur la dimension sociale du Ramadan, mettant en avant les élans de solidarité observés à travers les distributions de repas pour la rupture du jeûne et l’entraide communautaire. Il a exhorté les fidèles à maintenir cet esprit de partage et d’entraide dans leur quotidien.
Dans un ton pédagogique, l’imam a mis en garde contre un relâchement spirituel après le mois sacré. « Refusons d’être des musulmans circonstanciels », a-t-il lancé, appelant à une foi constante et à une vigilance face aux comportements contraires aux enseignements islamiques.
Abordant les recommandations religieuses post-Ramadan, il a rappelé l’importance de rattraper les jours de jeûne non observés et encouragé la pratique du jeûne surérogatoire de six jours durant le mois de Shawwal, conformément à la tradition prophétique.
À travers ce message, relayé au nom de Serigne Mountakha Mbacké, Touba réaffirme son rôle de centre spirituel majeur, où la foi s’accompagne d’un engagement social et moral appelé à perdurer bien au-delà des temps forts du calendrier religieux.