Coup de filet à 7TV : le journaliste Ousmane Kadior Cissé interpellé dans l’affaire « Pape Cheikh Diallo et Cie »
SENTV : Nouveau rebondissement dans l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie ». Le dossier, déjà marqué par une série d’interpellations, connaît un tournant avec l’arrestation du journaliste Ousmane Kadior Cissé, portant à 47 le nombre de personnes inquiétées par les enquêteurs.
Selon des informations rapportées par Libération, l’interpellation s’est déroulée dans des circonstances pour le moins spectaculaires. Des éléments de la gendarmerie ont fait irruption dans les locaux de 7TV, où le journaliste officiait, alors qu’il s’apprêtait à présenter le journal télévisé de 14 heures.
D’après les mêmes sources, Ousmane Kadior Cissé était déjà prêt à prendre l’antenne, vêtu de son costume, lorsqu’il a été appréhendé. Une intervention rapide qui témoigne de la détermination des enquêteurs à poursuivre les ramifications de ce dossier sensible.
Malgré ses dénégations lors des premières auditions, la gendarmerie affirme disposer d’éléments jugés « probants ».
Des preuves techniques au cœur de l’enquête
Les investigations s’appuieraient notamment sur des données techniques mettant en évidence une relation présentée comme « stable » entre le journaliste et Ibrahima Magib Seck, déjà placé sous mandat de dépôt dans cette affaire.
Les enquêteurs évoquent également des échanges réguliers entre les deux hommes, éléments considérés comme centraux dans la construction du dossier.
Ousmane Kadior Cissé serait ainsi le quatrième individu présumé impliqué dans ce réseau à être interpellé depuis l’ouverture de l’enquête en février.
Depuis plusieurs semaines, cette procédure judiciaire ne cesse de s’étendre, révélant progressivement un réseau complexe aux contours encore flous. Les arrestations successives traduisent une stratégie d’enquête visant à démanteler ce que certaines sources décrivent comme un système structuré.
Dans ses colonnes, Libération évoque des protagonistes évoluant dans une forme de clandestinité, parlant d’« amants de l’ombre » qui tomberaient progressivement sous le coup de la justice.
À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’ensemble des chefs d’accusation retenus contre les différents mis en cause. L’instruction suit son cours, dans un climat de forte attention médiatique.