SENTV : À l’approche de la réouverture de l’Hôpital Aristide Le Dantec, les autorités sanitaires misent sur un levier souvent négligé : le bien-être psychologique du personnel. Pendant deux jours, médecins, infirmiers et agents administratifs ont pris part à une formation dédiée à la gestion du stress en milieu hospitalier, dans un contexte marqué par des exigences professionnelles accrues.
Organisée en amont de la remise en service progressive de cet établissement de référence, cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale de renforcement des capacités du personnel de santé. Selon les organisateurs, il s’agit d’anticiper les défis liés à la reprise des activités, notamment l’afflux attendu de patients et la complexité des prises en charge.
Au programme : des modules alternant apports théoriques et exercices pratiques. Les participants ont été initiés à des techniques de régulation émotionnelle, de gestion des situations d’urgence et de prévention de l’épuisement professionnel. « Le stress fait partie intégrante de notre métier, mais il doit être maîtrisé pour garantir une prise en charge optimale des patients », confie un praticien ayant pris part à la session.
Cette démarche intervient dans un contexte où les systèmes de santé, au Sénégal comme ailleurs, sont confrontés à une pression croissante. L’Organisation mondiale de la santé souligne régulièrement l’importance du bien-être des soignants comme facteur déterminant de la qualité des soins.
Pour les responsables de l’établissement, cette formation marque une étape clé dans le processus de modernisation de l’hôpital. Au-delà des infrastructures et des équipements, l’accent est désormais mis sur le capital humain, considéré comme pilier central de la performance hospitalière.
La réouverture de l’Hôpital Aristide Le Dantec, attendue dans les prochains mois, devrait ainsi s’accompagner de nouvelles normes organisationnelles visant à améliorer durablement les conditions de travail et la qualité du service public de santé.