Santé : reprise de la radiothérapie à Le Dantec, un tournant attendu pour les patients atteints de cancer
SENTV : Après deux années d’interruption, l’unité de radiothérapie de Hôpital Aristide Le Dantec a officiellement repris ses activités ce lundi 4 mai 2026. Une relance très attendue qui marque une étape importante dans la prise en charge des patients atteints de cancer au Sénégal.
Fermé dans le cadre des travaux de reconstruction de l’établissement, ce service stratégique revient dans un contexte de forte pression sur les structures de santé publiques. La remise en service de la radiothérapie vise à fluidifier le parcours de soins, réduire les délais d’attente et améliorer l’accès à un traitement essentiel dans la lutte contre les maladies cancéreuses.
Selon le professeur Mamadou Moustapha Dieng, chef du service de cancérologie de l’hôpital, près de 500 patients sont actuellement en attente de radiothérapie dans le secteur public. À cela s’ajoutent environ 1 000 nouveaux cas nécessitant ce type de traitement chaque année, illustrant l’ampleur des besoins.
Les spécialistes rappellent que la radiothérapie constitue un pilier majeur dans la prise en charge du cancer. La docteure Aïssata Dia souligne que « 60 à 70 % des patients atteints de cancer ont besoin de radiothérapie à un moment de leur traitement », mettant en évidence le rôle central de cette technique dans les protocoles thérapeutiques.
Pour les patients comme pour les équipes médicales, cette reprise sonne comme un soulagement. Elle devrait permettre de désengorger les structures existantes et de limiter les évacuations sanitaires, souvent coûteuses et éprouvantes pour les malades.
Au-delà de l’aspect technique, cette réouverture s’inscrit dans une politique plus large de renforcement du système de santé, notamment dans la lutte contre les maladies non transmissibles. Elle redonne espoir à de nombreux patients confrontés à des délais prolongés, parfois incompatibles avec l’urgence de leur prise en charge.
Avec la remise en marche de cette unité, les autorités sanitaires franchissent une étape décisive, même si les défis restent nombreux pour répondre durablement à la demande croissante en soins oncologiques.