GTA : une production de GNL au-delà des attentes, le Sénégal et la Mauritanie confortent leurs ambitions énergétiques
SENTV : Le projet gazier offshore Greater Tortue Ahmeyim (GTA) affiche des performances supérieures aux prévisions au premier trimestre 2026, confirmant sa montée en puissance progressive. Dans un communiqué publié mardi, Kosmos Energy fait état d’une production annuelle estimée à 2,85 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL), dépassant la capacité nominale initiale fixée à 2,7 millions de tonnes.
Sur les trois premiers mois de l’année, la production nette s’est établie à près de 17 000 barils équivalent pétrole par jour. Une performance attribuée à des conditions climatiques favorables et à l’optimisation progressive des opérations sur le site offshore situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.
Au total, 9,5 cargaisons de GNL ont été exportées durant ce trimestre, en ligne avec les prévisions des partenaires. Pour l’ensemble de l’année 2026, les perspectives sont maintenues entre 32 et 36 cargaisons, avec un volume moyen estimé à 170 000 m³ par expédition. Entre 8 et 9 cargaisons supplémentaires sont attendues au deuxième trimestre.
Le projet GTA, piloté notamment par BP, PETROSEN et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures, poursuit parallèlement l’exploitation des condensats. Une première cargaison a déjà été enlevée par BP au premier trimestre, tandis que deux autres sont annoncées d’ici la fin de l’année par Kosmos Energy et les compagnies nationales.
En parallèle, les partenaires avancent sur la phase dite « 1+ », destinée à renforcer l’approvisionnement des marchés domestiques. À terme, entre 20 et 25 % de la production devraient être orientés vers le Sénégal et la Mauritanie, afin de soutenir la couverture des besoins énergétiques locaux.
Cette dynamique s’accompagne, côté sénégalais, du développement d’infrastructures structurantes, notamment une centrale électrique en construction près de Saint-Louis. Un réseau de gazoducs, dont la mise en service est attendue vers la mi-2026, doit permettre l’acheminement du gaz vers le territoire national en vue de sa transformation en électricité.
Dans cette perspective, des accords de vente de gaz destinés aux marchés domestiques sont également attendus dans le courant de l’année. Le pays ambitionne ainsi de renforcer son indépendance énergétique et d’optimiser la valorisation de ses ressources naturelles.
Enfin, Kosmos Energy indique viser une réduction significative des coûts d’exploitation du projet, avec une baisse attendue de plus de 50 % sur un an, ainsi que de nouvelles diminutions à partir de 2027, dans un contexte de recherche accrue de rentabilité et de compétitivité sur le marché international du GNL.