Hydrocarbures : les recettes du pétrole et du gaz atteignent 12,5 milliards F CFA au premier trimestre 2026

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SENTV : Les revenus tirés de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières du Sénégal se sont établis à 12,5 milliards de francs CFA au terme du premier trimestre 2026, selon les données du rapport trimestriel d’exécution budgétaire publié par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.

Ce niveau de recettes demeure inférieur aux prévisions initiales de l’État, qui tablaient sur 13,8 milliards de francs CFA pour la même période. L’écart représente ainsi un manque à gagner d’environ 1,3 milliard de francs CFA par rapport aux objectifs budgétaires fixés en début d’exercice.

La comparaison avec le premier trimestre de l’année précédente révèle également un recul des revenus issus des hydrocarbures. Les recettes enregistrées en 2026 sont en baisse d’environ 1,4 milliard de francs CFA par rapport à celles constatées à la même période en 2025.

Dans son rapport, le ministère ne fournit pas d’explication spécifique concernant cette contre-performance des revenus pétroliers et gaziers. Toutefois, le document souligne une diminution des recettes provenant de la taxe spécifique sur les produits pétroliers, attribuée à une contraction des volumes taxables. Une tendance qui pourrait également avoir une incidence sur les revenus générés par l’exploitation des hydrocarbures et les mécanismes de partage de production.

Ces chiffres apportent un éclairage supplémentaire sur les retombées financières actuelles de l’exploitation du pétrole et du gaz sénégalais. Alors que les attentes de l’opinion publique demeurent élevées depuis l’entrée du pays dans le cercle des producteurs d’hydrocarbures, les revenus effectivement perçus par l’État restent encore modestes au regard de l’ampleur des investissements réalisés dans le secteur.

Les spécialistes rappellent que les contrats de partage de production prévoient généralement une phase de récupération des coûts engagés par les compagnies pétrolières et gazières avant une augmentation progressive de la part revenant à l’État. Ce mécanisme explique en partie pourquoi les bénéfices directs pour les finances publiques demeurent limités durant les premières années d’exploitation.

L’évolution des recettes issues des hydrocarbures sera particulièrement suivie au cours des prochains trimestres, alors que le Sénégal cherche à faire de ses ressources énergétiques un levier durable de croissance économique et de renforcement de ses finances publiques.

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