TER vers l’AIBD : les essais à 160 km/h validés, le projet entre dans sa dernière phase avant l’ouverture
SENTV : Le prolongement du Train express régional (TER) entre Diamniadio et l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) franchit une étape majeure. Les essais de montée en vitesse ont été validés avec succès, marquant une avancée déterminante avant la mise en exploitation commerciale de cette nouvelle section ferroviaire.
Conduits tout au long de la semaine, les tests ont permis au matériel roulant d’atteindre sa vitesse nominale de 160 km/h, sans incident technique majeur. Cette campagne d’essais vient confirmer la conformité des infrastructures, des systèmes de signalisation, des équipements de sécurité et des dispositifs de télécommunication installés sur cette deuxième phase du projet.
Les opérations se sont déroulées selon un calendrier progressif. Les premières circulations ont débuté à 30 km/h avant une montée graduelle à 60 km/h, puis 90 km/h et 120 km/h, jusqu’à l’atteinte de la vitesse maximale de 160 km/h. Les équipes techniques indiquent que l’ensemble des contrôles s’est révélé concluant, validant ainsi les performances de la ligne.
Cette étape est l’aboutissement de plusieurs mois de vérifications engagées après les contrôles des systèmes ferroviaires et la préparation des dossiers de sécurité exigés pour les procédures d’homologation. Elle ouvre désormais la voie aux dernières opérations avant l’accueil des premiers voyageurs.
Pour Abdoul Aziz Samb, ingénieur en génie civil chargé du suivi des travaux d’infrastructure à l’Apix, cette réussite couronne près d’une décennie d’efforts. Il rappelle que le projet s’inscrit dans la continuité de la première phase reliant Dakar à Diamniadio, mise en service en décembre 2021, avant l’extension vers l’AIBD.
Le responsable souligne également que ces résultats sont le fruit d’un important travail de coordination entre les différents intervenants du projet. Des milliers d’heures d’études, de construction et de contrôles techniques ont été nécessaires pour atteindre ce niveau de performance, avec la participation de nombreux partenaires publics et privés.
Le financement de cette infrastructure a mobilisé plusieurs institutions internationales, notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Agence française de développement (AFD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), sous la coordination de l’État du Sénégal à travers les ministères concernés.
Après la validation des essais de vitesse, le projet entre désormais dans la phase dite de « marche à blanc ». Durant cette période, les trains circuleront sans passagers afin de tester les conditions réelles d’exploitation, d’ajuster les horaires, de vérifier les procédures opérationnelles et de finaliser la formation des équipes.
Cette ultime étape précédera l’inauguration commerciale de la ligne, qui permettra d’assurer une liaison ferroviaire directe entre Dakar et l’AIBD, renforçant ainsi la mobilité des voyageurs et la connectivité du principal aéroport international du Sénégal.