SENTV : Une plainte pour injures et menaces de mort sur les réseaux sociaux a conduit les enquêteurs de la Brigade de Recherches (BR) de Keur Massar à mettre au jour une affaire aux multiples ramifications. À l’issue des investigations, huit femmes ont été déférées devant le parquet, où une information judiciaire a été ouverte.
Selon les éléments du dossier, l’affaire débute le 24 juillet 2026 lorsqu’une femme se présente à la Brigade de Recherches de Keur Massar pour dénoncer des appels et des messages contenant des insultes et des menaces de mort reçus via son téléphone portable. Les investigations orientent rapidement les enquêteurs vers une première suspecte, dont le différend avec la plaignante trouverait son origine dans un conflit d’ordre personnel.
Les investigations se sont ensuite élargies avec la saisie de plusieurs téléphones portables. Une expertise confiée au Centre de Lutte contre la Criminalité Numérique (CLCN) a permis d’exploiter des conversations, des fichiers numériques et d’autres éléments techniques susceptibles d’intéresser les enquêteurs. D’après le rapport d’expertise, ces analyses auraient mis en évidence des échanges privés, des contenus numériques ainsi que des contacts entre plusieurs des personnes impliquées.
Au fil de l’enquête, les gendarmes ont procédé à l’interpellation de huit femmes. Certaines ont reconnu une partie des faits qui leur sont reprochés lors de leurs auditions, tandis que d’autres ont rejeté les accusations, contestant notamment les conclusions tirées des éléments numériques saisis.
À l’issue de leur garde à vue, les mises en cause ont été déférées devant le procureur de la République. Le parquet a ouvert une information judiciaire et saisi le juge du deuxième cabinet. Dans son réquisitoire introductif, le ministère public a visé plusieurs qualifications pénales, notamment l’association de malfaiteurs, la détention et la diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs, les injures publiques commises par le biais d’un système informatique, les menaces de mort, les menaces de violence, l’acte contre nature, le proxénétisme, l’offre ou la cession de drogue, l’excitation de mineurs à la débauche, le détournement de mineurs ainsi que le défaut de carnet sanitaire.
Les huit suspectes ont également été soumises à un dépistage du VIH au cours de leur détention. Selon le dossier, les résultats se sont révélés négatifs pour l’ensemble des intéressées.
L’enquête judiciaire se poursuit désormais sous l’autorité du juge d’instruction, qui devra déterminer le degré d’implication de chacune des personnes mises en cause et décider des suites à réserver à ce dossier.