Affaire des faux dollars : face aux enquêteurs, Reug Reug livre sa version des faits

0

SENTV : Entendu dans le cadre de l’enquête menée par la Brigade de recherches de Faidherbe, le lutteur Oumar Kane, alias Reug Reug, aurait contesté toute implication directe dans une opération présumée de détention et de traitement de faux billets en dollars, il affirme notamment avoir été présent sur les lieux à la demande d’un proche et assure ne pas avoir eu connaissance du caractère illégal des activités évoquées.

L’audition de Oumar Kane, dit Reug Reug, constitue l’un des éléments rapportés dans l’enquête menée par la Brigade de recherches de Faidherbe sur une affaire présumée de faux billets. Le champion de lutte sénégalaise a été entendu avec deux autres personnes dans le cadre de cette procédure.

Les enquêteurs avaient auparavant travaillé sur une piste liée à un réseau présumé de « billets noirs ». L’opération aurait notamment conduit les gendarmes à infiltrer un appartement situé aux Maristes, où des discussions portaient sur le traitement de coupures présentées comme des billets à « laver ».

Reug Reug affirme avoir rendu un service

Au cours de son audition, Reug Reug aurait expliqué aux enquêteurs qu’il avait reçu un colis fermé et scellé et qu’il s’était contenté, selon sa version, de rendre un service.

Les enquêteurs auraient toutefois cherché à comprendre les raisons de sa présence prolongée dans l’appartement et son implication dans certaines discussions entre les personnes présentes.

Les gendarmes lui auraient notamment demandé pourquoi il était resté sur place alors que les échanges concernaient le traitement de billets, et pourquoi il avait participé aux discussions relatives à une éventuelle répartition des bénéfices.

Le partage évoqué au cours des échanges aurait été fixé à 70 % pour les personnes présentées comme des techniciens et 30 % pour les propriétaires des billets.

« Je ne savais pas que c’était illégal »

Face aux questions des enquêteurs, le lutteur aurait expliqué que sa présence était liée à la demande de son oncle, Amadou B. Ndiaye.

« Il m’a dit de rester. Je suis resté. Je ne savais pas que c’était illégal », aurait-il déclaré.

Les enquêteurs auraient confronté cette version aux éléments recueillis au cours de leurs investigations, notamment les opérations de surveillance, les recoupements et les échanges enregistrés dans le cadre de l’enquête.

Toujours selon le journal, les gendarmes auraient également cherché à établir le rôle exact de Reug Reug dans les discussions et les tractations observées sur place.

Une enquête appelée à déterminer les responsabilités

À ce stade, les éléments rapportés sur l’audition relèvent de la version présentée dans la presse au sujet de l’enquête. La présence du lutteur sur les lieux et les déclarations qui lui sont attribuées ne suffisent pas, à elles seules, à établir une culpabilité.

La suite de la procédure devra permettre de déterminer les responsabilités individuelles des personnes entendues et de préciser la nature exacte des faits reprochés dans cette affaire de faux billets.

- Advertisement -

commentaires
Loading...