Bignona : un boutiquier arrêté, cinq mineurs identifiés dans une affaire présumée de violences sexuelles
SENTV : Le Commissariat urbain de Bignona a interpellé, le 15 octobre 2026, un boutiquier soupçonné de viols répétés sur des mineurs et de pédophilie. L’enquête a permis d’identifier cinq victimes présumées, toutes mineures, selon les informations communiquées par la Police.
Une affaire présumée de violences sexuelles sur des mineurs est en cours d’investigation à Bignona, dans la région de Ziguinchor. Un commerçant installé à Tenghori a été arrêté par les éléments du Commissariat urbain le 15 octobre 2026, à la suite d’informations faisant état d’agressions sexuelles présumées sur de jeunes garçons.
L’enquête a été déclenchée le 12 octobre, après l’exploitation d’un renseignement opérationnel signalant un acte présumé contre nature commis sur un adolescent de 17 ans. Les investigations menées par les policiers auraient ensuite permis de faire émerger d’autres faits impliquant le même suspect.
D’après les éléments communiqués par la Police, le boutiquier aurait utilisé son commerce pour attirer de jeunes garçons, en leur proposant des biens matériels et des denrées alimentaires. Ces cadeaux auraient servi à gagner leur confiance avant les agressions sexuelles présumées.
Lors de leur déplacement sur les lieux, les enquêteurs ont recueilli les déclarations du premier adolescent signalé, en présence de son tuteur. Le jeune garçon a affirmé que le suspect lui avait offert un téléphone portable de marque iPhone XR avant de le contraindre à entretenir des relations sexuelles avec lui.
La victime présumée a également déclaré que les faits se seraient produits à trois reprises dans la chambre du commerçant. Elle a fourni une description des lieux aux enquêteurs.
Un autre élément a retenu l’attention des enquêteurs : l’adolescent a indiqué avoir laissé sa tablette électronique allumée dans l’antichambre du suspect. L’appareil a été retrouvé lors de l’intervention policière, selon le compte rendu de la Police.
Après lui avoir notifié son droit à un avocat, les policiers ont interpellé le mis en cause et l’ont conduit dans les locaux du service pour les besoins de l’enquête.