Mouhamad Boun Abdallah DIONE Sur Les Inondations: « Il S’agit D’un Phénomène Mondial, Le Climat N’a Pas De Frontière»

0

SENTV : Le Sénégal n’a pas le monopole du malheur. C’est la conviction de l’ancien Premier ministre. Dans un entretien avec le quotidien Le Soleil, Mouhamad Boun Abdallah DIONE estime que les pluies diluviennes du week-end dernier se sont également abattues dans d’autres pays. « Pendant que le territoire national recevait samedi dernier l’équivalent d’un trimestre d’eaux pluviales en une seule fois, de fortes inondations détruisaient plus de 5200 maisons au Nigeria, dans l’Etat nigérian de Kano, tuant également plusieurs personnes », indique-t-il.

Prenant exemple sur plusieurs pays comme l’Egypte, la Corée du Sud, l’Algérie ou la Turquie qui ont été frappés de plein fouet par les inondations, l’actuel secrétaire général de la présidence de la République estime que ce sont les conséquences climatiques qui se font sentir.

S’agissant du Sénégal, Mouhamed Boun Abdallah DIONE trouve que, grâce au gouvernement, des avancées notoires ont été notées avec des réalisations qui ont amoindri l’impact. « Depuis 2012, l’ONAS a engagé la réalisation d’importants projets structurants du Programme Décennal. Je citerai les investissements de la phase d’urgence 2012-2013(…). Souvenons-nous des grandes difficultés que vivaient les usagers de la RN1 pour entrer ou sortir de Dakar par temps de pluies. A Dakar, des projets d’envergure de drainage des eaux pluviales au CICES, à Ouest Foire et environs, ainsi que la réhabilitation des stations de pompage de Grand-Yoff, Zone de captage et Bourguiba, la réhabilitation et le renforcement de 21 stations de pompage et la construction de sept autres ont été réalisés A Touba, le drainage des eaux pluviales de Touba a été réalisé grâce à la réhabilitation des stations de pompage de Touba Mosquée et de Marché Occas, la reconstruction de la station de Keur Niang, la réalisation de 19 kms de réseau et la construction d’un bassin d’infiltration. Bambey fut également pris en charge à travers la construction d’une station de pompage(…) », affirme-t-il.

« L’ANACIM et le Centre régional AGRHYMET avaient annoncé des niveaux de précipitations et des écoulements dans les bassins fluviaux bien supérieurs à la moyenne dans toute la bande sahélienne. Bien au-delà du Sahel, il s’agit d’un phénomène mondial car le climat n’a pas de frontière. Les dérèglements climatiques impactent en réalité le climat global de notre planète Terre », ajoute-t-il.

WALFNet

- Advertisement -

commentaires
Loading...