SENTV : Une grève perturbe fortement les activités des Ciments du Sahel depuis plusieurs jours. Au cœur du différend, des revendications liées aux écarts de rémunération entre catégories de travailleurs. Les pertes pourraient atteindre un milliard de francs CFA par jour si le blocage se prolonge, une estimation dont les modalités de calcul n’ont pas été précisées.
Le climat social se tend aux Ciments du Sahel. Dans sa publication du 12 octobre 2026, Confidentiel Dakar fait état d’un mouvement de grève qui affecterait la production de l’entreprise depuis près d’une semaine. Cette situation fait peser des incertitudes sur la continuité des activités du cimentier et sur ses performances économiques.
D’après le média, l’usine dispose d’une capacité de production annoncée à 19 000 tonnes de ciment par jour. Le ralentissement ou l’interruption des opérations pourrait ainsi entraîner des conséquences financières importantes. Les pertes évoquées pourraient atteindre un milliard de FCFA quotidiennement, selon cette même source, sans qu’un calcul détaillé permette, à ce stade, de confirmer ce montant.
Les revendications salariales constituent le principal point de tension. Les travailleurs d’appoint dénoncent des rémunérations qui seraient deux à trois fois inférieures à celles proposées dans certaines entreprises concurrentes.
Le média avance que plus de 2 000 employés seraient concernés par cette problématique. Les différences de traitement entre les catégories professionnelles alimenteraient ainsi le mécontentement d’une partie du personnel.
La question salariale serait également liée aux difficultés de fidélisation des travailleurs. Toujours selon la publication, certaines cimenteries concurrentes recruteraient régulièrement des employés des Ciments du Sahel en leur proposant de meilleures conditions de rémunération.
Le conflit intervient dans un contexte de structuration des revendications collectives. Confidentiel Dakar rapporte que des travailleurs ont créé un syndicat et obtenu des délégués du personnel. Le média affirme également que les grévistes ont respecté les procédures encadrant l’exercice du droit de grève.
Face aux perturbations, des mesures auraient été prises pour tenter de maintenir une partie de l’activité. Une société d’intérim aurait été sollicitée, tandis que certains cadres participeraient à la continuité des opérations. Ces derniers effectueraient, selon la publication, des journées de travail pouvant atteindre douze heures en moyenne.
Ces dispositions témoigneraient des difficultés rencontrées par l’entreprise pour assurer son fonctionnement normal dans un contexte de mobilisation sociale.
L’évolution du conflit dépendra notamment de la capacité des différentes parties à engager un dialogue sur les revendications des travailleurs.
Toutefois, le média fait état d’une position ferme de Michel, présenté comme le frère cadet de l’actionnaire principal, Latfallah, à l’égard des grévistes. Selon cette source, il refuserait de négocier avec eux.
En l’absence d’informations indépendantes permettant de confirmer l’ensemble de ces éléments, la position officielle de la direction et les revendications détaillées des représentants des travailleurs restent à préciser.