Cour des comptes : le président sortant Mamadou Faye réfute toute référence à une « dette cachée » dans le rapport de 2025

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SENTV : À l’occasion de la passation de service à la tête de la Cour des comptes, le président sortant, Mamadou Faye, a tenu à apporter des précisions sur la controverse suscitée par le rapport publié en février 2025 sur la situation des finances publiques. Une mise au point qui intervient alors qu’Abdoul Magib Guèye prend officiellement les rênes de la haute juridiction financière.

Interrogé sur la polémique relative à une supposée « dette cachée » de l’État, Mamadou Faye a catégoriquement rappelé que cette terminologie n’apparaît à aucun moment dans les conclusions du rapport élaboré par la Cour des comptes.

« Je vous renvoie simplement à notre rapport. Vous ne verrez, dans aucune page du document, la mention de “dette cachée” », a déclaré le magistrat, évitant toutefois d’alimenter davantage le débat sur une question qui continue de susciter des interprétations divergentes dans l’espace public.

Une démarche fondée sur des normes techniques

Sans s’étendre sur les controverses ayant suivi la publication du rapport, le président sortant a tenu à rappeler le cadre méthodologique ayant guidé le travail des magistrats financiers.

Selon lui, la Cour des comptes s’est appuyée sur les standards en vigueur pour évaluer le niveau d’endettement public, notamment à travers la méthode du Tableau des opérations financières de l’État (TOFE), utilisée pour déterminer le ratio dette/Produit intérieur brut (PIB).

Mamadou Faye a également évoqué la méthode budgétaire classique, basée sur l’écart entre les recettes et les dépenses publiques. D’après ses explications, les résultats issus de ces différentes approches auraient dû converger grâce à l’utilisation d’un tableau de passage permettant d’assurer la cohérence des données financières.

« La Cour des comptes a accompli sa mission conformément aux normes applicables », a-t-il souligné, insistant sur le caractère technique et indépendant des analyses effectuées.

Un débat toujours d’actualité

Depuis la publication du rapport en 2025, les conclusions de la Cour des comptes ont alimenté un vif débat sur l’état réel des finances publiques sénégalaises. Plusieurs acteurs politiques et économiques ont interprété les écarts relevés dans les données budgétaires comme la preuve de l’existence d’engagements financiers non retracés.

Face à ces interprétations, Mamadou Faye préfère s’en tenir aux conclusions officielles de l’institution. « Pour savoir s’il y a dette cachée ou non, je vous renvoie simplement au rapport », a-t-il déclaré, refusant d’aller au-delà des constatations consignées dans le document.

Avec l’arrivée d’Abdoul Magib Guèye à la présidence de la Cour des comptes, l’institution poursuit sa mission de contrôle et d’évaluation de la gestion des finances publiques, dans un contexte où les questions de transparence budgétaire demeurent au centre des préoccupations nationales.

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