Meurtre de Wang Lun Guang à la Cité Fayçal : la piste du téléphone volé conduit à trois interpellations
SENTV : L’enquête sur la mort violente de Wang Lun Guang, ressortissant chinois tué lors d’un cambriolage à la Cité Fayçal le 15 juillet dernier, connaît une nouvelle évolution. Les investigations menées par la Sûreté urbaine (SU) ont permis l’interpellation de trois suspects, grâce notamment à la géolocalisation du téléphone portable emporté lors de l’attaque.
Selon Libération, l’exploitation des données de localisation du téléphone de la victime a constitué un élément déterminant dans les investigations. L’appareil aurait été repéré à Kounoune, permettant aux enquêteurs de remonter progressivement la piste de plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans sa circulation.
De Kounoune à Colobane, les enquêteurs remontent la piste
Le premier suspect interpellé aurait déclaré avoir acheté le téléphone à Keur Massar auprès d’un commerçant identifié sous les initiales T. Guèye. Cette déclaration a orienté les enquêteurs vers de nouvelles vérifications sur les conditions dans lesquelles l’appareil avait été vendu.
Les investigations se sont ensuite poursuivies à Keur Massar, puis à Colobane, où deux autres individus ont été arrêtés successivement. Au total, trois personnes ont été interpellées dans le cadre de cette procédure.
Les suspects ont été placés en garde à vue pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de recel et de vol en réunion commis la nuit avec violence, usage d’arme à feu et de moyens roulants, selon la même source.
Le téléphone portable de Wang Lun Guang a, pour sa part, été placé sous scellé afin de préserver cet élément matériel de l’enquête.
Les circonstances du meurtre au cœur des investigations
Cette avancée constitue une étape importante dans les recherches visant à éclaircir le cambriolage qui a coûté la vie au ressortissant chinois. Les enquêteurs cherchent notamment à établir les responsabilités de chacun des suspects et à déterminer si les personnes interpellées ont participé directement à l’attaque ou sont intervenues après les faits dans la chaîne de détention et de revente du téléphone.
À ce stade, les interpellations et les mesures de garde à vue ne préjugent pas de la culpabilité des personnes concernées. La suite de la procédure judiciaire devra permettre de préciser leur degré d’implication dans cette affaire.
L’exploitation du téléphone dérobé apparaît ainsi comme une piste majeure pour faire progresser l’enquête sur ce meurtre survenu à la Cité Fayçal le 15 juillet dernier.