SENTV : Une nouvelle interception en mer rappelle l’ampleur des départs clandestins depuis les côtes africaines. Selon une source autorisée, la Marine royale marocaine a intercepté, jeudi, une pirogue à bord de laquelle se trouvaient 200 migrants subsahariens, parmi lesquels 124 ressortissants sénégalais.
Cette opération porte à 62, le nombre de Sénégalais parmi les 100 passagers, si l’on considère l’ensemble de l’embarcation. Les autorités marocaines ont également signalé la présence d’un nombre important de femmes et de mineurs parmi les personnes interceptées.
Femmes et enfants de plus en plus présents
Au-delà du nombre de passagers, cette nouvelle interception attire l’attention sur la composition des groupes de migrants. Les autorités marocaines observent, depuis 2025, une féminisation des départs sur les routes migratoires irrégulières.
Le phénomène concerne également les enfants. Au cours du premier semestre 2026, des centaines de mineurs auraient été recensés dans les centres d’hébergement de Bir-Gandouz et d’Argoub, situés dans le sud du Maroc.
La présence de ces populations particulièrement vulnérables pose la question de leur protection et de leur prise en charge après les opérations d’interception.
Cette nouvelle opération intervient dans un contexte où les routes maritimes reliant l’Afrique à l’Europe continuent d’être empruntées par des candidats à l’émigration irrégulière, malgré les risques liés à la traversée.
Pour les nombreux Sénégalais concernés, ces départs traduisent aussi la persistance des aspirations à rejoindre l’Europe. Mais les traversées en embarcation de fortune exposent les passagers à des dangers majeurs, notamment les naufrages, les disparitions en mer et les conditions difficiles de navigation.
Les circonstances précises du départ de la pirogue, son point d’embarquement ainsi que les modalités de prise en charge des 200 passagers n’ont pas été détaillés dans les informations disponibles.