« Un étudiant, un ordinateur » : Fatou Seck détaille les marchés de Oumou Group et réclame le règlement du reliquat

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SENTV : Auditionnée par la commission parlementaire chargée d’examiner le programme « Un étudiant, un ordinateur », la directrice générale d’Oumou Group, Fatou Seck, est revenue sur les commandes reçues, les modalités de livraison et les paiements qu’elle affirme avoir perçus de l’État. Son témoignage met notamment en lumière un différend portant sur le règlement de 2 000 ordinateurs.

La commission parlementaire poursuit ses auditions sur les conditions d’exécution du programme « Un étudiant, un ordinateur », également connu sous l’appellation « Sama PC ». Entendue dans ce cadre, Fatou Seck, directrice générale d’Oumou Group, a apporté des précisions sur la participation de son entreprise à ce marché public, depuis sa sélection jusqu’aux difficultés de paiement qu’elle affirme avoir rencontrées.

Selon ses déclarations, Oumou Group a été retenue à la suite d’un avis à manifestation d’intérêt portant sur la fourniture d’ordinateurs. Après la présentation d’un échantillon, l’entreprise aurait obtenu une première commande de 5 000 appareils en 2022.

« Je les ai commandés en France, dédouanés et livrés devant le comité de réception composé de membres de l’UVS « Un étudiant, un ordinateur » : Fatou Seck détaille les marchés d’Oumou Group et réclame le règlement du reliquat

», a expliqué la responsable devant les parlementaires.

Une première commande évaluée à un milliard de FCFA

Au cours de son audition, Fatou Seck a indiqué que cette première commande concernait 5 000 ordinateurs de marque HP, accompagnés chacun d’un sac. Le prix unitaire annoncé était de 200 000 FCFA, portant la valeur totale du marché à un milliard de francs CFA.

La cheffe d’entreprise est également revenue sur ses premières inquiétudes concernant le règlement de cette commande. Elle a expliqué avoir craint de ne pas être payée après avoir engagé des dépenses pour acquérir et livrer un volume aussi important de matériel informatique.

Selon son témoignage, une première livraison suivie d’un paiement l’aurait ensuite rassurée sur la capacité de l’État à honorer ses engagements.

Les parlementaires l’ont également interrogée sur des documents préparatoires évoquant un bon de livraison portant sur 2 000 ordinateurs, qui aurait été signé sans que les équipements concernés aient été effectivement livrés.

Sur ce point, Fatou Seck a déclaré avoir découvert ces informations sur les réseaux sociaux. Elle a affirmé n’avoir jamais détenu un bon de livraison correspondant à cette opération, tout en précisant que son entreprise avait reçu des commandes de 5 000 et de 20 000 ordinateurs.

Ces déclarations constituent la version présentée par la directrice générale devant la commission. Les éléments évoqués au cours de l’audition devront être appréciés à la lumière des documents contractuels et des autres témoignages recueillis dans le cadre des travaux parlementaires.

20 000 ordinateurs livrés en deux phases

Concernant une autre commande passée en 2023, Fatou Seck a affirmé avoir livré 20 000 ordinateurs en deux étapes. Selon son récit, 5 000 appareils ont été remis en janvier 2024, puis les 15 000 restants en février de la même année.

Elle a toutefois indiqué que les paiements n’avaient commencé qu’en juin 2024. Les règlements auraient ensuite été effectués progressivement, jusqu’à atteindre un montant cumulé de 4,5 milliards de FCFA.

D’après ses explications, cette somme correspondrait au paiement de 18 000 ordinateurs, laissant un reliquat relatif aux 2 000 appareils restants. Elle a ajouté que ses démarches pour obtenir le règlement du solde se seraient heurtées à des réponses faisant état d’une indisponibilité des ressources financières nécessaires.

Fatou Seck a également évoqué ses démarches auprès d’Aboubakr Niane pour obtenir des documents susceptibles de lui permettre de justifier sa créance auprès d’un établissement bancaire.

Elle a expliqué avoir sollicité la prise en compte du montant correspondant aux 2 000 ordinateurs dont elle affirme ne pas avoir reçu le paiement. Selon son témoignage, la démarche n’aurait pas abouti dans un premier temps.

La responsable d’Oumou Group a finalement déclaré avoir présenté des attestations à la suite desquelles M. Niane aurait visé une facture de 500 millions de FCFA, correspondant, selon elle, au solde de sa créance.

Cette séquence devra notamment être éclairée par l’examen des pièces justificatives, des factures et des documents de réception concernés.

À travers cette audition, les débats portent sur plusieurs aspects du programme « Un étudiant, un ordinateur » : la sélection des fournisseurs, les volumes commandés, la réception effective des équipements et les délais de paiement des entreprises attributaires.

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