Nominations au cabinet du président de l’Assemblée nationale : Cheikhou Oumar Sy dénonce un « gouvernement parallèle »

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SENTV : Les récentes nominations effectuées par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, continuent d’alimenter le débat sur la scène politique sénégalaise. La composition de son cabinet, marquée par l’arrivée de plusieurs anciens ministres, suscite des critiques de l’opposition et de certains anciens parlementaires.

Parmi les voix les plus critiques figure Cheikhou Oumar Sy, ex-député, qui qualifie cette nouvelle équipe de « gouvernement parallèle ». Dans une réaction largement relayée sur les réseaux sociaux, il estime que ce cabinet représente une charge importante pour les finances publiques.

Avec une pointe d’ironie, Cheikhou Oumar Sy affirme avoir d’abord cru découvrir « le classement de l’équipe du Maroc contre la France », en référence au nombre de personnalités nommées. « Je me demandais où était le onzième joueur », lance-t-il avant de dénoncer ce qu’il considère comme un « cabinet fictif ».

Selon lui, le fonctionnement de cette nouvelle équipe pourrait coûter « au moins 200 millions de francs CFA par an » aux contribuables sénégalais. L’ancien parlementaire critique également le fait que plusieurs des personnalités concernées, ayant récemment quitté le gouvernement, continueraient de bénéficier des dispositions prévues pour les anciens ministres, notamment le maintien de leur rémunération durant une période transitoire prévue par les textes.

Cheikhou Oumar Sy voit dans ces nominations une contradiction avec les engagements de rupture et de rationalisation des dépenses publiques portés par les nouvelles autorités. Il estime que ces choix alimentent les interrogations sur la gestion des ressources de l’État et appelle à davantage de cohérence entre les discours et les actes.

À ce stade, ni la présidence de l’Assemblée nationale ni les personnes concernées par ces nominations n’ont réagi publiquement aux critiques formulées. Le débat sur la taille, le rôle et le coût des cabinets institutionnels reste toutefois au cœur des discussions, dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance et de maîtrise des dépenses publiques demeurent fortes.

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