SENTV : Le dossier des licenciements de neuf cadres de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM) est désormais suivi au plus haut niveau de l’État. Face à la montée des tensions, le gouvernement privilégie la voie du dialogue afin d’éviter une escalade du conflit et une éventuelle bataille judiciaire.
Selon des informations rapportées par la presse, le ministre de la Fonction publique et du Dialogue social, Mamadou Lamine Dianté, a engagé une démarche de médiation visant à rapprocher les positions de la direction de la SN-HLM et des travailleurs concernés. L’objectif affiché est de favoriser une solution négociée susceptible de préserver le climat social au sein de l’entreprise publique.
Le ministre a notamment souligné qu’un contentieux porté devant les juridictions pourrait avoir des conséquences défavorables pour l’État. Une éventuelle condamnation, a-t-il estimé, risquerait de porter atteinte à l’image du gouvernement, d’où la nécessité de privilégier les discussions avant toute procédure judiciaire.
Dans cette perspective, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô suit également de près l’évolution du dossier. Son implication traduit la volonté des autorités d’aboutir à une issue consensuelle et d’éviter que cette affaire ne s’enlise.
Cette crise sociale est née du licenciement de neuf cadres de la SN-HLM, une décision qui a suscité de vives réactions et alimenté les tensions au sein de la société. Les discussions engagées devraient permettre d’examiner les différentes options susceptibles de rapprocher les parties et de préserver la stabilité de cette entreprise publique stratégique dans le secteur de l’habitat.