SENTV : Ousmane Sonko veut éviter toute escalade avec les autorités. En meeting ce samedi à Linguère, le leader de Pastef a invité ses militants à faire preuve de calme et de discipline face à d’éventuelles restrictions visant les activités du parti.
Devant ses partisans, le président de Pastef a notamment demandé à ses militants de ne pas répondre aux provocations, même en cas d’interdiction de rassemblements dans les sièges du parti.
« Si on vous interdit les rassemblements, même dans vos sièges, ne réagissez pas : fermez les sièges et rentrez chez vous », a déclaré Ousmane Sonko.
Le Premier ministre a également appelé ses militants à la vigilance, estimant que certaines manœuvres pourraient, selon lui, chercher à provoquer des réactions susceptibles de servir de justification à des mesures contre Pastef.
« J’appelle les gens à la vigilance et au calme », a-t-il lancé, avant d’évoquer la crainte d’une éventuelle dissolution du parti et d’un retrait de son récépissé.
Sonko parie sur une victoire en cas d’élections anticipées
Au-delà de l’appel à l’apaisement, Ousmane Sonko a abordé la question des prochaines échéances électorales. Il s’est montré particulièrement confiant quant aux chances de son camp en cas de nouveau scrutin.
Le leader de Pastef a ainsi affirmé que son parti serait en mesure de remporter des élections locales si elles étaient organisées. Il a également évoqué l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale, scénario qu’il considère comme favorable à son camp.
« S’il organise des élections locales, nous le battrons. S’il dissout l’Assemblée, là, ce sera pire pour lui. C’est d’ailleurs ce que nous préférons », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, Ousmane Sonko a assuré que Pastef sortirait largement vainqueur d’un éventuel scrutin et a même évoqué la possibilité que son adversaire renonce avant l’échéance présidentielle de 2029.
Malgré cette offensive sur le terrain politique, le président de Pastef a surtout insisté sur la nécessité de préserver la discipline au sein de ses troupes. Son message à Linguère se veut donc sans ambiguïté : face aux tensions ou aux éventuelles restrictions, il privilégie la retenue et demande à ses militants d’éviter toute confrontation.