SENTV : Les discussions autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 ont donné lieu à de vifs échanges à l’Assemblée nationale. Face aux critiques formulées par le député Amadou Ba sur la sincérité des prévisions budgétaires, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a vivement contesté cet argument, estimant qu’il ne reflète pas le véritable désaccord autour du texte.
Prenant la parole devant les parlementaires, le ministre a rejeté l’idée selon laquelle les réserves exprimées en commission reposeraient essentiellement sur un problème de sincérité budgétaire. « Le débat en commission n’a jamais été une question de sincérité budgétaire », a-t-il soutenu, avant d’affirmer que cette question ne se posait pas dans les termes avancés par ses contradicteurs.
Visiblement agacé par les arguments développés contre le projet de loi, Cheikh Diba a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de détourner l’attention du véritable enjeu. « Vous n’avez que des prétextes de sincérité budgétaire pour remettre en cause un tel projet de loi de finances rectificative », a-t-il lancé aux députés concernés. Le ministre est allé plus loin en leur reprochant de vouloir « fuir le débat », dans une intervention marquée par une confrontation directe avec les parlementaires.
Pour Cheikh Diba, le principal point de blocage concerne plutôt le Plan de redressement économique et social (PRES). Selon lui, les divergences portent davantage sur les informations et les éclaircissements attendus par les députés concernant ce programme que sur la régularité des prévisions budgétaires.
Cette sortie intervient après l’intervention du député Amadou Ba, qui a demandé le recours à la question préalable, prévue par l’article 83 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cette procédure vise à faire constater qu’il n’y a pas lieu de poursuivre la discussion sur le texte, ce qui pourrait entraîner son rejet sans examen général.