Rufisque : Une affaire de faux documents fonciers éclate après la découverte de cachets administratifs présumés falsifiés
SENTV : Une opération de régularisation foncière à Malika Plage a conduit les enquêteurs sur la piste d’un réseau présumé spécialisé dans la fabrication et l’utilisation de faux documents administratifs. L’affaire, qui implique notamment un boucher et un ingénieur en bâtiment, a abouti à l’interpellation de deux suspects, déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye.
Tout serait parti d’une démarche liée à l’acquisition d’une parcelle. Désireux de régulariser sa situation foncière, un acquéreur aurait été invité par un ingénieur en bâtiment à verser deux millions de francs CFA pour obtenir un document présenté comme officiel.
Mais la remise du document a rapidement éveillé ses soupçons. Orienté vers un boucher installé dans les locaux des services fiscaux, l’acheteur a reçu une quittance comportant plusieurs anomalies, notamment une erreur sur le numéro du lot concerné.
Face à ces irrégularités, il a décidé de saisir le chef du centre des services fiscaux. Ce dernier a ensuite porté l’affaire devant la justice, déclenchant l’ouverture d’une enquête confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar.
Les investigations ont permis aux gendarmes de localiser le principal suspect à Rufisque. Son interpellation serait intervenue après une tentative de fuite à bord d’un véhicule. La perquisition effectuée à son domicile a ensuite révélé l’ampleur présumée du système de falsification.
Les enquêteurs auraient notamment découvert plusieurs documents soupçonnés d’être faux, quatre passeports ainsi que sept cachets administratifs attribués à différentes autorités et institutions. Parmi les empreintes retrouvées figureraient celles de la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID), du préfet, du sous-préfet et des mairies de Sangalkam et de Pikine. Selon Les Échos
Au-delà des pièces saisies, un enregistrement audio pourrait constituer un élément important de la procédure. Dans cette conversation, l’un des mis en cause aurait évoqué l’existence de relais ou de « taupes » au sein des services fiscaux. Une piste que les enquêteurs pourraient exploiter pour déterminer si d’autres personnes ont participé au mécanisme présumé.
À l’issue de leur arrestation, le principal suspect et le boucher présenté comme son complice ont été déférés au parquet de Pikine-Guédiawaye. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et escroquerie foncière.