Rejet du PLFR 2026 : Aminata Touré interpelle les députés de Pastef et annonce une issue constitutionnelle
SENTV : Le bras de fer autour du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 se poursuit à l’Assemblée nationale. Après un nouveau rejet du texte en commission des finances, ce vendredi, Aminata Touré est montée au créneau pour dénoncer l’attitude des députés de Pastef. Invitée de la RFM, la superviseure générale de Kiiraay a estimé que les parlementaires faisaient preuve d’irresponsabilité face aux conséquences économiques et sociales de ce blocage.
L’ancienne Première ministre dit avoir espéré que le retour du projet de loi en commission permettrait de faire évoluer la position des députés. Cette nouvelle étape de la procédure, obtenue à la demande du gouvernement sur la base de l’article 84 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, n’a finalement pas permis de débloquer la situation. La commission a de nouveau rejeté le texte à la majorité.
Face à cette impasse parlementaire, Aminata Touré rappelle que la Constitution sénégalaise prévoit des mécanismes permettant d’éviter une paralysie des institutions. « C’est un cas de figure prévu dans notre Constitution et le président de la République prendra ses responsabilités pour que le pays ne soit pas bloqué », a-t-elle déclaré sur les ondes de la RFM.
Au-delà du désaccord politique, la responsable de Kiiraay insiste sur les répercussions concrètes du rejet du PLFR sur plusieurs secteurs. Elle met notamment en avant une enveloppe de 300 milliards de FCFA destinée au règlement des dettes de l’État envers les entreprises privées, un secteur qui constitue une importante source d’emplois au Sénégal.
Elle évoque également plusieurs investissements prévus dans le document budgétaire, notamment des projets d’assainissement dans différentes villes, dont Touba, le démarrage de chantiers hospitaliers à Saint-Louis ainsi que la construction de casernes à Kédougou.
Pour Aminata Touré, les conséquences du blocage sont particulièrement préoccupantes pour les populations qui attendent la réalisation de ces infrastructures. Elle cite notamment la suspension de travaux liés à l’assainissement et à l’évacuation des eaux dans la ville sainte de Touba.
La superviseure générale de Kiiraay rappelle par ailleurs que les députés concernés ont été élus pour défendre les intérêts des citoyens. Elle estime que le PLFR ne devrait pas être réduit à un affrontement entre le gouvernement et l’opposition parlementaire, mais examiné à travers ses effets sur la vie quotidienne des Sénégalais.