La fille de Didier Raoult part en guerre judiciaire contre l’IHU de son père

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SENTV : Une première audience concernant la plainte de Magali Carcopino-Tusoli contre un proche de Didier Raoult aura lieu le 4 février prochain.

Nouveaux ennuis à l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU). Le Dr Magali Carcopino-Tusoli, fille de Didier Raoult et son époux, Xavier Carcopino, ont porté plainte contre un proche du professeur pour “diffamation et injures”, révèle une enquête du Monde, publiée ce mercredi 12 janvier. L’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), membre fondateur de l’IHU et l’un de ses principaux soutiens financiers, se portera partie civile aux côtés des plaignants.

Spécialiste en médecine vasculaire exerçant à l’hôpital Sainte-Marguerite à Marseille, Magali Carcopino-Tusoli se dit victime de cyberharcèlement de la part du biochimiste Éric Chabrière. La raison? Sur les réseaux sociaux, elle déclarait notamment que certains scientifiques “ne doivent pas être idolâtrés” et que le Covid-19 “se fout complètement des fantasmes de grandeur”, rapporte le quotidien.

Une audience le 4 février

Des prises de position qui appelaient clairement à la prudence à l’encontre des allégations de son père Didier Raoult qui a fait la promotion d’un traitement à base d’hydroxychloroquine contre le Covid-19 et qui a longtemps été sceptique concernant l’efficacité des vaccins.

La position de Magali Carcopino-Tusoli, la première de ses 3 enfants, née d’une première union, n’aurait pas plu à l’entourage de Didier Raoult. Selon Le Monde, comme d’autres personnes qui ont émis des critiques sur le travail de Didier Raoult, elle aurait été cyberharcelée par une cellule au sein de l’IHU chargée de défendre en ligne le professeur, dont faisait partie Éric Chabrière. Une première audience est programmée le 4 février prochain, suite à la plainte de la fille de Didier Raoult.

En décembre dernier, le microbiologiste a reçu un blâme de l’Ordre des médecins, qui avait jugé qu’il avait enfreint le code de déontologie médicale en promouvant l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. Il a également été mis en cause pour de supposés “essais cliniques” illégaux contre la tuberculose à l’IHU. Des accusations qu’il a niées.

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