FVR et dengue : le COUS désamorce le dispositif d’urgence après plusieurs mois de riposte

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La riposte sanitaire engagée contre la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et la dengue franchit une étape décisive. Le Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (COUS) a officiellement mis fin à son activation pour ces deux épidémies, à la faveur d’une nette décrue des cas enregistrés ces derniers mois.

Activé le 1er octobre 2025 par le Ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire avait pour mission d’assurer la coordination stratégique et opérationnelle de la réponse face à la progression simultanée de la FVR et de la dengue.

Selon les autorités sanitaires, la baisse « significative et continue » du nombre de cas confirme l’efficacité des mesures déployées :

renforcement de la surveillance épidémiologique ;

investigations rapides autour des cas suspects ;

intensification de la lutte antivectorielle (pulvérisations, destruction des gîtes larvaires) ;

campagnes de sensibilisation communautaire ;

mobilisation des structures sanitaires régionales.

Cette dynamique a permis de contenir la circulation des virus et d’éviter une saturation des services de santé.

La décision de désactiver le COUS intervient sur recommandation du Comité National de Gestion des Épidémies (CNGE), organe consultatif chargé d’évaluer l’évolution des menaces sanitaires.

Pour les spécialistes, cette désactivation ne signifie pas la disparition du risque, mais marque le passage d’un mode d’intervention d’urgence à une gestion intégrée dans le dispositif sanitaire courant.

Deux maladies sous surveillance

La Fièvre de la Vallée du Rift, maladie virale transmise principalement par des moustiques et touchant à la fois l’homme et l’animal, constitue un enjeu majeur dans les zones à forte activité pastorale.

La dengue, également transmise par les moustiques du genre Aedes, connaît quant à elle des résurgences cycliques en milieu urbain, favorisées par la stagnation des eaux et l’urbanisation rapide.

Les autorités rappellent que la maîtrise actuelle de la situation repose sur une vigilance permanente.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé appelle l’ensemble des acteurs – professionnels de santé, collectivités territoriales et populations – à maintenir les efforts de prévention :

élimination des eaux stagnantes ;

consultation précoce en cas de fièvre ;

respect des mesures d’hygiène et de protection individuelle.

« Cette réussite doit s’inscrire dans la durée », insistent les services sanitaires, soulignant que la surveillance épidémiologique reste active sur l’ensemble du territoire national.

La désactivation du COUS consacre ainsi le succès d’une riposte multisectorielle, tout en rappelant que la lutte contre les maladies à potentiel épidémique demeure un combat de longue haleine.

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