Université numérique Cheikh Hamidou Kane : des étudiants dénoncent des dysfonctionnements majeurs et interpellent les autorités

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SENTV : Bourses incomplètes, équipements défaillants, connexion insuffisante et retards académiques : plusieurs promotions alertent sur une situation jugée critique.

Dans une correspondance adressée à la rédaction de SENTV.info et à l’opinion publique nationale et internationale, des étudiants de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) ont exprimé leur profonde inquiétude face à une série de difficultés qu’ils disent subir depuis plusieurs années dans le cadre de leur formation.

Selon ces étudiants, la situation actuelle compromet sérieusement la qualité de l’enseignement ainsi que leurs conditions de vie et d’études, malgré le caractère numérique revendiqué par l’établissement.

Des bourses jugées incomplètes et injustes

Au cœur des revendications figure la question des bourses d’études. Les étudiants de la promotion 10 affirment n’avoir perçu que deux années de bourse sur les trois normalement prévues.

Ils attribuent cette situation à un décalage administratif entre le calendrier universitaire et celui de la Direction des bourses, ainsi qu’à des lenteurs de traitement. Ils estiment toutefois que ces dysfonctionnements ne devraient pas impacter les étudiants.

Ils demandent ainsi une régularisation complète et sans condition des montants restants, soulignant les difficultés financières engendrées (logement, alimentation, accès aux ressources pédagogiques).

Une université numérique confrontée à une faible connectivité

Autre point soulevé : la qualité de la connexion internet mise à disposition des étudiants. Ces derniers estiment que l’enveloppe de 15 Go par étudiant est insuffisante au regard des exigences académiques actuelles.

Dans un contexte où l’enseignement, les recherches et les évaluations sont largement dématérialisés, ils affirment que cette dotation ne couvre que quelques jours d’utilisation intensive.

Ils appellent à une révision urgente de la politique de connectivité, qu’ils jugent inadaptée aux standards d’une université numérique.

Des équipements jugés insuffisants

Les étudiants dénoncent également la qualité des outils pédagogiques mis à leur disposition, notamment les ordinateurs et accessoires fournis. Selon eux, plusieurs équipements seraient fragiles, peu performants et sujets à des pannes répétées.

Cette situation, affirment-ils, freine leur apprentissage et limite leur capacité à suivre correctement les enseignements en ligne.

La promotion 13 toujours sans équipements

La situation est particulièrement préoccupante pour la promotion 13, qui indique n’avoir toujours pas reçu ses outils de travail, notamment ordinateurs, modems et cartes de connexion.

Les étudiants concernés estiment que ce retard bloque totalement leur progression académique et crée une inégalité avec les autres promotions déjà équipées.

Des retards académiques récurrents

Au-delà des cas spécifiques, les étudiants évoquent des retards dans le déroulement global des années académiques, parfois prolongés sur plusieurs mois, voire une année selon leurs témoignages.

Ils estiment que ces interruptions perturbent leur parcours, retardent leur insertion professionnelle et créent une incertitude persistante sur l’évolution de leur formation.

Un déficit de communication dénoncé

Les étudiants déplorent également un manque de réponse et de communication de la part des autorités administratives et du ministère de l’Enseignement supérieur.

Ils disent avoir le sentiment d’un dialogue insuffisant, appelant à la mise en place d’un cadre d’échange plus régulier et transparent entre les parties concernées.

Un appel aux autorités

Face à cette situation, les étudiants lancent un appel aux autorités académiques et étatiques pour :

  • la régularisation des bourses impayées ;
  • l’amélioration de l’accès à internet ;
  • la fourniture d’équipements performants ;
  • la distribution rapide des outils aux promotions concernées ;
  • le respect strict du calendrier académique ;
  • l’ouverture d’un cadre de dialogue permanent.

Les étudiants affirment ne pas vouloir polémiquer, mais alerter sur une situation qu’ils jugent préoccupante, afin de garantir de meilleures conditions d’apprentissage.

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