SENTV : Les éléments de l’antenne régionale de Karang de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) ont procédé à l’interpellation puis au déferrement d’un individu soupçonné d’implication dans une affaire de trafic de migrants, a appris la presse de source sécuritaire.
Selon les informations communiquées par les enquêteurs, l’opération a été menée le lundi 27 janvier 2026 vers 16 heures par les agents de la Brigade d’Interpellation, de Surveillance et de Filature. Deux candidats à l’émigration irrégulière, en provenance de Yarakh, dans la banlieue dakaroise, ont été interceptés alors qu’ils tentaient de franchir la frontière sous la conduite d’un convoyeur.
D’après les premiers éléments de l’enquête, les migrants devaient être acheminés vers une embarcation de fortune dans le cadre d’un voyage clandestin organisé par un réseau opérant dans la zone frontalière.
Lors de leurs auditions, les deux candidats ont livré des versions concordantes impliquant directement le suspect. L’un d’eux a affirmé avoir versé au convoyeur la somme de 400 000 francs CFA, payée en deux tranches, pour financer son départ. Le second a expliqué être un proche parent du mis en cause, qui lui aurait promis un passage gratuit à bord de la pirogue.
Confronté aux enquêteurs, le suspect a reconnu avoir recruté et convoyé les deux hommes jusqu’à la frontière. Il a toutefois tenté de minimiser son rôle, soutenant qu’il était lui-même candidat au voyage clandestin et qu’un autre individu serait le principal organisateur de l’opération.
Au terme de la procédure, le mis en cause a été déféré le 30 avril 2026 devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Fatick pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
Dans un contexte marqué par la recrudescence des départs irréguliers, la Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre les réseaux de trafic de migrants. Les autorités invitent par ailleurs les populations à collaborer avec les services de sécurité en signalant toute activité suspecte via le numéro vert gratuit 800 00 17 00.