Démission surprise de El Malick Ndiaye : le président de l’Assemblée nationale quitte ses fonctions
SENTV : Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission dans une déclaration officielle rendue publique ce dimanche, provoquant une vive réaction dans les milieux politiques sénégalais.
Dans un message solennel adressé à la Nation, le responsable de PASTEF affirme avoir pris cette décision « après une profonde réflexion », évoquant un choix motivé par « le sens de l’État », « la responsabilité publique » et « l’intérêt supérieur de la Nation ».
Cette démission marque un tournant au sein de l’appareil institutionnel sénégalais. Élu à la tête de l’Assemblée nationale à la faveur de la nouvelle majorité parlementaire issue de l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, El Malick Ndiaye était considéré comme l’une des figures centrales du dispositif politique porté par Ousmane Sonko et le parti PASTEF.
Dans sa déclaration, l’ancien président du Parlement revient sur son passage à la tête de l’institution, mettant en avant les efforts engagés pour moderniser le fonctionnement parlementaire, renforcer la transparence et consolider les mécanismes de contrôle de l’action publique.
Il a également salué « l’esprit de collaboration » des députés de la majorité comme de l’opposition, tout en remerciant les agents de l’administration parlementaire, son cabinet ainsi que les militants de PASTEF pour leur soutien.
« La stabilité de nos institutions, le respect du dialogue républicain et la préservation de la cohésion nationale doivent demeurer notre boussole commune », a notamment déclaré El Malick Ndiaye.
Si aucune raison politique précise n’a été avancée officiellement, cette décision intervient dans un climat où plusieurs dossiers sensibles alimentent les débats au sein de la sphère politique sénégalaise.
Le départ d’El Malick Ndiaye ouvre désormais la voie à la désignation d’un nouveau président de l’Assemblée nationale, dans un contexte où la majorité au pouvoir cherche à maintenir l’équilibre institutionnel et la stabilité politique du pays.