Après la censure du Conseil constitutionnel, Aïssata Tall Sall charge la majorité de Pastef

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SENTV : L’annulation par le Conseil constitutionnel de la procédure de révision de la Constitution continue de susciter de vives réactions sur la scène politique sénégalaise. Quelques heures après la décision des Sages, la présidente du groupe parlementaire Takku-Wallu, Aïssata Tall Sall, s’est félicitée de ce qu’elle considère comme une confirmation de ses mises en garde adressées à la majorité parlementaire.

L’ancienne ministre de la Justice rappelle avoir contesté, dès les débats à l’Assemblée nationale, la conformité juridique de la proposition de révision constitutionnelle portée par les députés de Pastef. « Cette loi, qu’ils la votent. Elle n’ira nulle part », avait-elle déclaré avant son adoption par la majorité.

À la suite de la décision rendue le 9 juillet par le Conseil constitutionnel, Aïssata Tall Sall a réagi sur sa page Facebook avec une pointe d’ironie. « Combien de déconvenues faudra-t-il à nos collègues pour enfin le comprendre ? », a-t-elle écrit, estimant que ce nouvel épisode illustre les limites du pouvoir de la majorité parlementaire lorsqu’il s’exerce en dehors du cadre fixé par la Constitution.

Dans son message, la députée a insisté sur le fait que la détention d’une majorité, même qualifiée, ne permet pas de s’affranchir des exigences constitutionnelles. « La majorité fait le nombre mais certainement pas la loi », a-t-elle affirmé, en référence aux précédentes initiatives législatives de Pastef ayant déjà fait l’objet de censures ou de réserves de la haute juridiction.

Pour l’élue de l’opposition, la décision du Conseil constitutionnel constitue un rappel du rôle de cette institution en tant que garante du respect de la Constitution et de l’État de droit. Elle estime que les réformes institutionnelles doivent impérativement s’inscrire dans les limites fixées par les textes fondamentaux.

Cette nouvelle sortie d’Aïssata Tall Sall intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la révision constitutionnelle. Alors que le Conseil constitutionnel a invalidé la procédure engagée, le débat reste ouvert sur les suites que la majorité entend donner à ce dossier, désormais au cœur des discussions entre pouvoir et opposition.

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