Grand-Yoff : derrière le bar Essentiel, la police met au jour une activité clandestine

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SENTV : Une opération menée dimanche soir par les policiers du commissariat de Grand-Yoff a conduit à l’interpellation de dix personnes dans le cadre d’une enquête sur des faits présumés de prostitution clandestine. Les investigations ont également mis en évidence plusieurs manquements aux règles sanitaires, sociales et administratives.

Le renseignement était suffisamment précis pour attirer l’attention des enquêteurs. Selon les éléments de l’enquête, une activité présumée de prostitution clandestine se développait dans les locaux du bar « Essentiel », situé au quartier Lansar, à Grand-Yoff.

Après plusieurs recoupements effectués discrètement, les policiers auraient confirmé la persistance de cette activité ainsi que la survenue régulière de rixes dans l’établissement.

Une opération a alors été déclenchée dimanche vers 21 h 30. À leur arrivée, les policiers ont découvert plusieurs clients consommant de l’alcool au rez-de-chaussée. Les vérifications se sont ensuite poursuivies à l’étage, où sept chambres closes auraient été aménagées et utilisées pour des prestations sexuelles.

Un système tarifé découvert par les enquêteurs

Les investigations ont permis, selon les constatations rapportées, de mettre en lumière un système financier organisé. Les gérants auraient exigé 5 000 francs CFA pour chaque prestation, limitée à une durée maximale d’une heure. Sur cette somme, les femmes concernées auraient perçu 3 000 francs CFA par client.

Les policiers ont également relevé ce qu’ils considèrent comme un détournement de l’objet de l’autorisation administrative accordée à l’établissement. Une partie des recettes présumées liées à ces activités a été saisie puis placée sous scellés pour les besoins de la procédure.

Des irrégularités administratives et sanitaires

Parmi les personnes interpellées figurent notamment B. Fall et O. Sarr, présentés comme videurs, ainsi que A. W. Sall, qui se serait présentée comme serveuse.

Les contrôles effectués sur les femmes interpellées ont par ailleurs révélé, selon les enquêteurs, plusieurs situations administratives irrégulières. La majorité serait de nationalité nigériane et certaines seraient dépourvues de situation régulière au Sénégal.

Les policiers ont également constaté que plusieurs personnes se livrant à cette activité ne figuraient pas au fichier sanitaire et social du ministère de la Santé, conformément aux éléments communiqués dans le cadre de l’enquête.

Des préservatifs et des mouchoirs retrouvés dans certains sacs ont été saisis et placés sous scellés.

Au total, dix personnes ont été interpellées, dont six femmes étrangères et une ressortissante sénégalaise. Elles sont susceptibles d’être poursuivies, selon les cas, pour des faits liés notamment au proxénétisme, à l’incitation à la débauche, au non-respect des conditions d’exploitation d’un débit de boissons, au défaut d’inscription au fichier sanitaire et social, au séjour irrégulier et à la mise en danger de la vie d’autrui.

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