Linguère : l’enquête sur les présumés actes contre nature s’élargit après de nouvelles dénonciations
SENTV : L’affaire des présumés actes contre nature qui alimente les débats dans le département de Linguère connaît un nouveau développement judiciaire. Alors qu’Amadou Lamine Dia est déjà placé sous mandat de dépôt dans le cadre de cette procédure, de nouveaux témoignages et plusieurs dénonciations viennent enrichir le dossier entre les mains des enquêteurs.
D’après des informations concordantes recueillies auprès de sources proches de l’enquête, trois agents de l’hôpital Magatte Lô de Linguère auraient récemment saisi les autorités compétentes. Ils affirment avoir été victimes de faits présumés de harcèlement sexuel et accusent le mis en cause de leur avoir adressé à plusieurs reprises des avances accompagnées, selon leurs déclarations, de propositions financières.
Ces nouveaux éléments interviennent alors que les investigations se poursuivent afin d’établir les responsabilités éventuelles des différentes personnes citées dans cette affaire sensible.
Au cœur de l’enquête figure également Mamadou Sadibou Augustin Diédhiou, étudiant placé sous mandat de dépôt. Lors de ses auditions, celui-ci a livré aux enquêteurs un récit détaillé de son parcours personnel. Selon ses déclarations, il aurait subi des abus durant son enfance et présente Amadou Lamine Dia comme une personne ayant exercé une influence importante dans certaines étapes de sa vie.
Les enquêteurs exploitent par ailleurs plusieurs données numériques recueillies dans le cadre de leurs investigations. Des échanges sur les réseaux sociaux impliquant différents protagonistes du dossier auraient été récupérés avant leur suppression. Ces conversations font actuellement l’objet d’analyses afin de déterminer leur portée dans la procédure en cours.
Autre aspect notable de cette affaire : l’étudiant a cité plusieurs noms lors de ses auditions. Parmi les personnes mentionnées figure notamment un enseignant déjà placé en détention préventive, ainsi que d’autres individus dont l’implication présumée reste à vérifier.
À ce stade, aucune des allégations formulées dans le cadre de l’enquête n’a encore fait l’objet d’une décision définitive de justice. Les investigations se poursuivent sous l’autorité des magistrats compétents, tandis que les personnes mises en cause continuent de bénéficier de la présomption d’innocence.