SENTV : À la veille de l’examen en séance plénière du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, l’Assemblée nationale se dit disposée à recevoir le gouvernement pour tenter de rapprocher les positions. L’institution précise toutefois que les discussions doivent impliquer en priorité la Commission des Finances et les groupes parlementaires.
Le bras de fer autour du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 pourrait connaître un nouveau développement. Dans une note d’information, l’Assemblée nationale annonce avoir sollicité des documents et des éclaircissements supplémentaires auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, afin de permettre aux parlementaires de mieux apprécier les points restés en suspens.
Cette démarche intervient après la demande du Premier ministre de poursuivre les échanges avec les autorités parlementaires sur le texte budgétaire. Face à cette initiative, l’Assemblée nationale réaffirme sa disponibilité à dialoguer avec l’exécutif, tout en rappelant les règles qui encadrent le fonctionnement de l’institution.
La Commission des Finances au cœur des discussions
Dans sa communication, l’Assemblée nationale insiste sur le rôle des organes parlementaires directement impliqués dans l’examen du PLFR. Elle rappelle que son président ne participe ni aux travaux des commissions ni aux débats en séance plénière, et qu’il n’intervient donc pas dans les délibérations ou les décisions qui en découlent.
Pour l’institution, les démarches relatives au texte budgétaire doivent ainsi associer prioritairement la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire ainsi que les différents groupes parlementaires. Ces derniers constituent les principaux interlocuteurs dans le cadre de la procédure d’examen parlementaire.
L’Assemblée nationale souligne également que les travaux de la commission étant déjà achevés et la séance plénière étant programmée pour le lendemain, l’ouverture d’une nouvelle procédure formelle avant cette échéance apparaît difficilement envisageable.
Malgré ces contraintes procédurales, l’institution parlementaire se montre ouverte à une concertation avec le gouvernement. Elle propose de recevoir, dès l’après-midi, une délégation gouvernementale à l’Assemblée nationale, dont la composition serait laissée à l’appréciation de l’exécutif.
Le Premier ministre, le ministre chargé des Finances ainsi que les autres membres du gouvernement concernés pourraient ainsi prendre part aux échanges.
L’objectif affiché est de parvenir à des avancées concrètes sur les questions qui n’ont pas encore trouvé de réponse au cours des travaux de la Commission des Finances.
Dans cette perspective, le président de ladite commission a adressé, le même jour, un courrier au ministre de l’Économie, des Finances et du Budget pour réclamer des informations et des pièces complémentaires. Ces éléments sont présentés comme nécessaires à la préparation d’échanges utiles et constructifs.
À travers cette note, l’Assemblée nationale entend afficher une volonté d’apaisement sans renoncer aux prérogatives des différentes institutions. Elle affirme que sa disponibilité au dialogue repose sur la recherche d’un compromis fondé sur des réponses précises aux préoccupations exprimées par les députés.