Référendum annoncé : Sonko parle de « bluff » et prédit une victoire de Pastef aux prochaines élections
SENTV : Le débat autour du projet de révision de la Constitution continue d’alimenter la scène politique. Alors que le gouvernement a annoncé son intention de soumettre le texte à un référendum, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, affiche un profond scepticisme quant à la tenue effective de cette consultation populaire.
S’exprimant ce samedi en marge de la cérémonie de vente des cartes de son parti, Pastef, le leader politique a estimé que l’annonce d’un référendum relèverait davantage d’une stratégie dilatoire que d’une volonté réelle de consulter les Sénégalais.
« Le référendum, si bien sûr il aura lieu. Parce que nous savons tous que c’est du tapalé pour gagner du temps. Ils n’ont pas l’intention d’organiser un référendum », a-t-il déclaré devant ses partisans.
Ces propos interviennent quelques jours après l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi portant révision constitutionnelle. Lors des débats parlementaires, le ministre de la Justice avait indiqué que le président de la République avait choisi la voie référendaire pour faire adopter le projet.
Profitant de cette sortie, Ousmane Sonko a également interpellé les formations de l’opposition, les invitant à demander au chef de l’État de préciser le calendrier de cette consultation. Selon lui, les citoyens ont besoin de connaître la date du scrutin et seraient favorables au contenu de la future Constitution.
Le président de Pastef s’est par ailleurs montré confiant quant aux prochaines échéances électorales. Il a affirmé que sa formation politique demeurait, selon lui, en position de force pour remporter les futurs scrutins, qu’il s’agisse d’un éventuel référendum, des élections locales, des législatives ou encore de l’élection présidentielle prévue en 2029.
Cette nouvelle déclaration illustre la persistance des divergences au sein du sommet de l’État sur le processus de révision constitutionnelle. Alors que le gouvernement maintient sa volonté de consulter le peuple par référendum, les interrogations sur le calendrier et les modalités de cette consultation continuent d’alimenter le débat politique.