Relaxé par le tribunal, Cheikh Dieng revient sur son départ de l’ONAS et règle ses comptes avec son ancien ministre de tutelle

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SENTV : L’ancien Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), le Dr Cheikh Dieng, sort renforcé de l’épreuve judiciaire qui l’opposait aux sociétés Delta et Vicas. Relaxé par le tribunal correctionnel de Dakar, il considère cette décision comme une réhabilitation de son action à la tête de l’établissement public.

Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’ex-directeur général a salué un verdict qui, selon lui, met un terme aux accusations portées contre sa personne. « La justice a rétabli les faits », a-t-il affirmé, estimant que les alertes qu’il avait formulées concernant certains marchés publics reposaient sur des éléments fondés.

Au-delà de la décision judiciaire, Cheikh Dieng est revenu sur les circonstances qui ont marqué la fin de son passage à la tête de l’ONAS. Il évoque des divergences profondes avec son ancien ministre de tutelle, le Dr Cheikh Tidiane Dièye, qu’il accuse d’être intervenu dans des dossiers relevant, selon lui, des prérogatives de la direction générale.

L’ancien responsable soutient avoir refusé de valider certaines procédures de passation de marchés qu’il jugeait contraires aux règles de gouvernance et aux exigences de transparence. Des désaccords qui auraient progressivement installé un climat de tension entre les deux responsables.

Dans ses déclarations, Cheikh Dieng dénonce également ce qu’il qualifie de campagne de déstabilisation visant à affaiblir sa position à la tête de l’office. Il estime que les poursuites engagées contre lui s’inscrivaient dans un contexte de confrontation autour de la gestion de certains dossiers stratégiques.

Désormais blanchi par la justice, l’ancien maire de Djeddah Thiaroye Kao affirme vouloir poursuivre son combat en faveur d’une gestion plus rigoureuse des affaires publiques. Plaidant pour davantage de transparence dans l’attribution des marchés publics et une autonomie accrue des structures techniques, il réitère son attachement aux principes de bonne gouvernance.

Sans exclure d’éventuelles actions judiciaires pour obtenir réparation du préjudice qu’il estime avoir subi, Cheikh Dieng assure que son engagement reste intact. « Mon combat a toujours porté sur la défense des règles de gestion et de l’intérêt général », soutient-il, appelant à une rupture avec les pratiques qu’il considère comme contraires aux exigences de gouvernance moderne.

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