Rentrée scolaire : entre fournitures et dépenses du quotidien, les parents d’élèves à bout de souffle
SENTV : À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 7 octobre, la pression monte chez de nombreux parents d’élèves. Au-delà des inscriptions, l’achat des fournitures, des tenues scolaires et des autres équipements nécessaires représente une charge supplémentaire pour des ménages déjà confrontés à des dépenses quotidiennes importantes.
Le panier scolaire sous pression
Cahiers, stylos, sacs, chaussures, uniformes et autres accessoires constituent autant de dépenses à régler avant ou au début de l’année scolaire. Pour les familles ayant plusieurs enfants scolarisés, l’addition peut rapidement devenir difficile à absorber.
Cette situation intervient alors que les prix à la consommation restent orientés à la hausse. Selon les dernières données disponibles de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les prix à la consommation ont progressé de 1,2 % sur un an en août 2026. Les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont notamment augmenté de 1,4 % sur la même période.
Sur un mois, la hausse a été plus marquée : l’ANSD fait état d’une progression de 2 % des prix à la consommation en août, avec notamment une hausse de 3,9 % pour les produits alimentaires et de 2,1 % pour le transport.
Face à ces contraintes, le gouvernement a placé la rentrée scolaire parmi ses priorités. Lors d’un conseil interministériel consacré à la préparation de l’année 2026-2027, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, avait identifié trois urgences : la disponibilité des enseignants, la fonctionnalité des établissements et la mise à disposition du matériel pédagogique.
Le Conseil des ministres du 30 septembre a également insisté sur la nécessité d’assurer une rentrée effective et de poursuivre les réformes du système éducatif. Le président Bassirou Diomaye Faye a notamment demandé au gouvernement de renforcer le dialogue avec les acteurs de l’école, d’accélérer la réhabilitation des infrastructures et de poursuivre la régulation de l’enseignement privé.
Pour les parents, l’enjeu immédiat reste toutefois très concret : parvenir à financer la rentrée sans déséquilibrer davantage le budget familial. Entre les dépenses alimentaires, le transport, le logement et désormais les besoins scolaires, chaque dépense supplémentaire pèse sur les ménages.
À l’approche du 7 octobre, les marchés restent donc scrutés par des familles à la recherche de prix abordables, tandis que les vendeurs espèrent une reprise de l’affluence. La rentrée scolaire s’annonce ainsi comme un nouveau test pour le pouvoir d’achat des ménages.