Falsification de documents au ministère des Affaires étrangères : douze suspects présentés au parquet de Dakar

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SENTV : Une affaire présumée de corruption et de falsification de documents administratifs secoue depuis plusieurs jours le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. Douze personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau impliqué dans la production frauduleuse d’actes d’état civil ont été déférées ce lundi devant le parquet de Dakar.

Selon plusieurs sources médiatiques concordantes, les personnes interpellées comprennent des agents du ministère ainsi que des membres des forces de défense et de sécurité (FDS). Les mis en cause sont identifiés sous les initiales B. Sadio, O. Kantèye, A. Sèye, L. Ndiaye, Cheikh K. Sadio, M. D. Sidibé, M. Guèye, D. Thomas, M. D. Wane, O. Diouf, G. Nzaly et A. Adji.

L’enquête, menée par la Section de recherches de Colobane, a permis de démanteler un réseau présumé opérant au niveau du bureau de législation chargé des documents administratifs, situé dans une annexe du ministère. Les suspects sont accusés d’avoir mis en place un système de falsification d’actes d’état civil, destiné à produire ou à modifier des documents officiels de manière frauduleuse.

Les personnes impliquées sont poursuivies pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique, des infractions particulièrement graves au regard de la législation sénégalaise.

D’après les mêmes sources, le procureur de la République a également délivré un mandat d’arrêt contre un agent des forces de défense et de sécurité, suspecté d’être un membre actif de ce réseau et actuellement recherché.

À ce stade de la procédure, les douze suspects ont fait l’objet d’un retour de parquet, en attendant l’ouverture probable d’une information judiciaire qui permettra de poursuivre les investigations et d’établir les responsabilités dans cette affaire.

Ce dossier, qui touche une administration stratégique chargée notamment des documents officiels destinés aux Sénégalais de l’étranger, suscite déjà de vives réactions et relance le débat sur la lutte contre la fraude documentaire au sein des institutions publiques.

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