Grand-Yoff : une vaste escroquerie présumée aux faux visas met au jour une filière d’arnaque bien structurée

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SENTV : À Grand-Yoff, une affaire présumée d’escroquerie aux faux visas défraie la chronique. Une commerçante âgée de 36 ans, domiciliée à Arafat, est soupçonnée d’avoir orchestré un système frauduleux visant des candidats au départ vers l’Espagne et l’Italie. Les faits, révélés à la suite de plusieurs plaintes déposées au commissariat local, font état de pertes estimées à plus de 6,1 millions de francs CFA.

Selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, la mise en scène reposait sur un mode opératoire récurrent : prise de contact, promesse d’obtention rapide de visa, puis perception de sommes d’argent au titre de frais de dossier ou d’avances. Une fois les fonds encaissés, les victimes disent avoir perdu tout contact avec la mise en cause.

Les témoignages concordent sur la méthode employée, décrite comme progressive et rassurante, facilitant la remise de fortes sommes d’argent.

Parmi les plaignants, un homme identifié sous le nom de N. Ngom affirme avoir versé 650 000 FCFA après avoir été mis en confiance lors d’un séjour à l’étranger. Depuis, il dit n’avoir obtenu aucune suite.

Dans un autre cas, M. Sall indique avoir transféré plus de 3 millions de FCFA via une application de transfert d’argent, sans qu’aucune démarche administrative ne soit engagée en retour.

Une autre victime, T. Diop, évoque un système plus complexe impliquant une tontine organisée autour du projet de voyage, entraînant des pertes financières supplémentaires.

L’enquête met également en lumière la remise de documents frauduleux. Une victime affirme avoir reçu une convocation censée provenir d’une ambassade étrangère. Après vérification, le document s’est révélé être un faux, renforçant les soupçons de manœuvres frauduleuses.

Le montant global du préjudice est actuellement estimé à plus de 6,1 millions de FCFA, un chiffre susceptible d’évoluer à mesure que d’autres victimes potentielles se manifestent.

Interpellée le 8 avril à son domicile, la suspecte a reconnu les faits lors de son audition, selon des sources proches de l’enquête. Elle a toutefois tenté de se dédouaner en évoquant l’existence d’un intermédiaire basé à l’étranger, qui lui aurait promis une commission par dossier traité.

Une version qui n’a, à ce stade, pas été confirmée par les enquêteurs, cet individu étant toujours introuvable.

Placée en garde à vue pour escroquerie et abus de confiance, la mise en cause a été déférée au parquet du tribunal de grande instance de Dakar. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue exacte du réseau et d’éventuelles complicités.

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