Cybersécurité dans l’enseignement supérieur : le Pr Daouda Ngom annonce un dispositif renforcé de protection des systèmes d’information

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SENTV : Face à la montée des menaces numériques visant les infrastructures publiques, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Daouda Ngom, a appelé à un renforcement significatif de la sécurité des systèmes d’information au sein de son département.

Présidant ce jeudi une réunion stratégique consacrée à l’évaluation du niveau de maturité en cybersécurité des infrastructures critiques, organisée par le Centre des réseaux et des systèmes d’information, le ministre a insisté sur l’urgence d’une gouvernance numérique plus robuste dans un contexte de digitalisation accélérée.

Selon lui, les chantiers numériques engagés par le ministère — notamment au sein du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation — exposent davantage les données sensibles à des risques de cyberattaques, rendant indispensable une approche globale intégrant confidentialité, intégrité, disponibilité et sécurité des informations.

Une menace croissante sur les infrastructures numériques

Le ministre a rappelé que les données relatives aux étudiants, au personnel et aux activités administratives constituent un patrimoine stratégique dont la protection ne peut plus être considérée comme une simple exigence technique. Elle relève désormais, selon lui, d’un impératif de souveraineté numérique.

« Nos systèmes sont confrontés à des menaces de plus en plus sophistiquées. La cybersécurité doit être intégrée comme un axe central de gouvernance », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d’une vigilance permanente.

Vers une montée en compétence et une meilleure organisation

Dans sa stratégie, le Pr Ngom met l’accent sur la mobilisation de compétences spécialisées en protection des données, mais également sur la formation continue des utilisateurs, souvent considérés comme le maillon vulnérable des dispositifs de sécurité.

Il a également plaidé pour une évaluation régulière du niveau de maturité en cybersécurité, appuyée par une veille technologique et des investissements adaptés en ressources humaines et matérielles.

Création de structures spécialisées et gouvernance des risques

Parmi les orientations majeures annoncées figurent la mise en place de centres opérationnels de sécurité (SOC) et d’équipes de réponse aux incidents informatiques (CERT). Ces dispositifs devront être accompagnés d’une gouvernance renforcée des données, d’une gestion rigoureuse des risques et d’un cadre de conformité évolutif.

Le ministre a également insisté sur l’application stricte des textes réglementaires en matière de cybersécurité, notamment ceux relatifs à la protection du secret, ainsi que sur la mutualisation des ressources entre les différentes structures du secteur.

Dans cette dynamique, il a instruit ses services de procéder rapidement à la mise en place d’un comité de sécurité des systèmes d’information dédié à l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Ce comité devra permettre une meilleure coordination des actions, une harmonisation des pratiques et une adaptation continue aux évolutions technologiques, dans un contexte où les cybermenaces se complexifient.

Une approche globale et humaine de la cybersécurité

Concluant la rencontre, le ministre a rappelé que la cybersécurité repose autant sur les technologies avancées — intelligence artificielle, outils numériques et systèmes automatisés — que sur le facteur humain.

Il a ainsi invité l’ensemble des acteurs du secteur à adopter une posture proactive, collaborative et résiliente afin de bâtir un système d’enseignement supérieur plus sécurisé et capable d’anticiper les défis technologiques à venir.

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