Fatick : un trafic de drogue piloté depuis la prison démantelé par la Sûreté urbaine
SENTV : La Sûreté urbaine du Commissariat central de Fatick a mis au jour un réseau structuré de trafic de stupéfiants, dont les ramifications s’étendaient jusqu’à l’intérieur du milieu carcéral. Six individus ont été déférés au parquet le 17 avril 2026 dans cette affaire mêlant trafic de drogue et vol de motocycles.
L’enquête a été déclenchée à la suite de l’interpellation d’un électromécanicien, suspecté d’avoir dérobé une moto de marque Jakarta dans le quartier Darel. Mais la perquisition de son domicile a rapidement élargi le champ des investigations : en plus de l’engin volé, les policiers ont découvert du matériel de conditionnement ainsi que des résidus de chanvre indien, laissant présager l’existence d’un réseau plus vaste.
Les investigations, menées avec diligence, ont conduit les enquêteurs vers un point névralgique situé à l’arrêt Jakarta dit « Ndeye Sène ». Une opération ciblée y a permis l’interpellation de quatre complices supplémentaires. Au total, les forces de l’ordre ont saisi plus de 500 cornets de chanvre indien prêts à être écoulés sur le marché local, ainsi que deux motos Jakarta présumées volées.
Fait notable dans ce dossier : l’enquête a mis en lumière une organisation orchestrée depuis la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Foundiougne. Selon les éléments recueillis, les membres actifs du réseau agissaient sous les instructions d’un détenu incarcéré pour des faits de coups et blessures volontaires. Extrait de sa cellule pour les besoins de l’enquête, ce dernier a été confronté aux charges retenues contre lui. Malgré ses dénégations, les indices matériels et témoignages concordants semblent établir son rôle de commanditaire.
Les six mis en cause ont été présentés au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Fatick pour association de malfaiteurs, trafic de chanvre indien et complicité, ainsi que pour vol. À l’issue de la procédure, ils ont été placés sous mandat de dépôt.
Les autorités policières réaffirment leur engagement dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et les réseaux criminels. Elles invitent par ailleurs les populations à collaborer en signalant toute activité suspecte via le numéro vert 800 00 17 00, accessible gratuitement.

