Hausse des prix, inondations… : Les centrales syndicales annoncent un grand rassemblement

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SENTV : Les centrales syndicales dont la Confédération des syndicats autonomes (Csa), Frapp France Dégage et plus de 20 organisations syndicales et Collectifs des travailleurs comptent organiser une grande manifestation nationale après le Grand Magal de Touba. L’objectif : fustiger la hausse généralisée des prix des denrées, la gestion des inondations, les spoliations foncières et les licenciements et les violations des droits des travailleurs.

Les centrales syndicales, mouvements sociaux et collectifs de travailleurs comptent se faire entendre après la célébration du Grand Magal de Touba. Le ton a été donné, hier, au cours d’une conférence populaire où la Confédération des syndicats autonomes (Csa), Frapp France Dégage et plus de 20 regroupements syndicaux et collectifs de travailleurs vont y prendre part. Ces derniers entendent manifester pour dénoncer la hausse des prix des denrées de consommation courante, la gestion chaotique des inondations, le bradage foncier des hôpitaux et des universités. Dans leurs revendications, ils y ont greffé les licenciements et les violations des droits des travailleurs. «Actuellement, beaucoup de secteurs sont en lutte pour survivre dans une période où nous notons une hausse généralisée des prix de toutes les denrées. Et à cela s’ajoute un autre gros problème lié aux inondations dont la gestion est mauvaise depuis des années. Raison pour laquelle nous avons jugé nécessaire en tant que Confédération des syndicats autonomes (Csa) et Frapp France Dégage et plus de 20 autres organisations voir comment fédérer nos forces pour accompagner les travailleurs et les populations qui souffrent aujourd’hui», déclare le Secrétaire général de la Csa, Elimane Diouf,.

Lors de cette rencontre plus de 20 organisations notamment des syndicats, des mouvements sociaux, des associations et collectifs de travailleurs ont exposé les difficultés qu’ils rencontrent dans leur secteur. Pour Elimane Diouf, le temps des luttes individuels est révolu. D’ailleurs cette méthode donne rarement des résultats escomptés, précise le syndicaliste. Qui estime que seule une jonction des forces permet de faire bouger les lignes. Selon lui, il est temps de «dire basta et ça suffit» car, les populations et les travailleurs ont assez souffert de la cherté du coût de la vie, des inondations. Ce, dit-il, au moment où des députés sont débauchés à des centaines de millions francs Cfa. «Donc nous avons besoin, aujourd’hui, de l’expérience et la force de tout un chacun pour soulager ensemble les travailleurs qui vivent dans la précarité avec des licenciements abusifs et les populations qui peinent à manger à leur faim à cause des prix qui ne cessent de grimper face à une indifférence totale du gouvernement qui est plutôt préoccupé par des manœuvres politiques pour enrôler des députés», martèle M. Diouf.

Etat préoccupé par des manœuvres politiques

Lui emboitant le pas, Guy Marius Sagna, coordonnateur du Mouvement Frapp France Dégage, souligne pour sa part : «Si quelqu’un dit que tout va bien au Sénégal, il se trompe lourdement. Ou bien il est aveugle». Pour l’activiste et député nouvellement élu à l’Assemblée nationale il y a des secteurs qui marchent bien dans ce pays. «Les secteurs qui marchent bien au Sénégal sont le bradage foncier dans les hôpitaux et dans les universités, dans les hôpitaux. L’autre secteur qui marche bien au Sénégal c’est la hausse généralisée des prix des denrées de consommation courante», peste Guy Marius Sagna.

Pour ce dernier, c’est bien de s’opposer au 3e mandat, mais le débat qui mérite d’être posé, c’est la violation des droits des travailleurs dans ce pays. De son avis, les licenciements abusifs et la violation des travailleurs au Sénégal, sont devenus la règle dans certaines entreprises. «Aujourd’hui au moment où le gouvernement dort à poings fermés, les populations dans la banlieue de Dakar pataugent dans les eaux. Les gens ne dorment plus du sommeil du juste à cause des eaux. Ceux qui sont en train de se sucrer sur le dos des Sénégalais avec les inondations ne vont jamais se plaindre. Parce que leurs entreprises marchent bien. Sans compter le prix du loyer. Les populations sont fatiguées. Aujourd’hui il est plus que nécessaire de joindre nos forces pour faire face», lance Guy Marius Sagna.

Samba BARRY Walf

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