“La gabegie et la démarche nébuleuse caractérisent nos sociétés nationales”

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SENTV : Le 21 décembre 2020, L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) annonce entamer la restructuration de LA SN POSTE, en mettant en place le processus de validation de la comptabilité analytique.

Ce projet massivement rejeté par les organisations syndicales est à l’origine de la mobilisation actuelle du personnel sur l‘ensemble du territoire national.

Par conséquent, le service postal universel, droit auquel aspire nos compatriotes ne sera pas assuré tant que le personnel ne retournera pas au travail.

Ce mouvement social de La Poste n’est que l’arbre qui cache la forêt d’une gestion catastrophique.

En tout état de cause, la République des Valeurs apporte sans réserve son soutien ferme et entier à l’ensemble des travailleurs. Eux qui se battent pour l’amélioration de leurs conditions de travail mais tant pour la préservation de leur outil de travail ; et donc pour le bien public, l’argent du contribuable sénégalais.

Au-delà de ce soutien que nous apportons aux travailleurs, les sénégalais doivent être au fait de ce qui se joue sous leurs yeux ; le démantèlement méthodique de nos sociétés nationales orchestré par le régime en place, au profit d’un clan, sur le dos de la majorité en souffrance.

Il faille que chaque sénégalais sache que le mal est plus profond que ce feu de paille allumé par le Directeur Général de la Poste sous couvert d’une modernisation, qui n’en est réellement pas une…

Nous ne sommes pas dupes, ces « réformettes » n’ont qu’un seul objectif, masquer une gestion calamiteuse qui a pignon sur rues dans nos sociétés nationales depuis plusieurs années.

DAKAR DEM DIKK

À peine trois mois après la passation de service entre l’ex. Directeur de Dakar Dem Dikk et l’actuel, un déballage par médias interposés axé sur la gestion calamiteuse de la société fait apparaitre au grand jour la très fragile santé financière de la société.

En tout cas, s’il existe deux points sur lesquels nous sommes en accord avec les deux directeurs généraux, ce sont ceux qu’ils ont eux-mêmes livré :

– la très fragile santé financière de la société
– la gestion nébuleuse des ressources humaines

les seuls mots que retiennent les sénégalais lors de ces échanges par presse tournent autour de l’argent, du luxe à outrance et de la magouille systémique.

Comment un esprit cartésien peut concevoir qu’un directeur de société nationale puisse rouler avec un véhicule d’un montant de 85 millions de F CFA (156.500 dollars) dans un pays classé parmi les 25 plus pauvres au monde, où plus de 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté ?

Comment concevoir qu’il pourrait exister plus de 200 emplois fictifs payés par l’argent du contribuable, pendant que le chômage endémique des surdiplômés tarde à être dénouer ?

Comment accepter qu’un Directeur Général d’une société publique puisse embaucher des chargés de missions (marabouts) avec salaires équivalent à ceux des directeurs, adossés à une dotation de 300 litres de carburant par mois ?

Pendant ce temps aucune auto-saisine par le Procureur de la République n’a filtré à ce jour pour enquêter sur l’utilisation de l’argent du contribuable sénégalais dans cette société. Ce mutisme interpelle même les esprits les moins avertis…

INFORMER LES SÉNÉGALAIS.ES PAR DES PROPOSITIONS

Toutes nos sociétés nationales sont devenues des vaches à lait pour ce régime, tantôt pour traire les rentrées financières qu’elles peuvent générer, tantôt pour caser la clientèle politique du parti au pouvoir.

Partout dans ces sociétés nationales nous constatons l’explosion des effectifs qui s’accompagne du dérapage sans précédent de la situation financière.

Si rien n’est fait, c‘est inéluctable, elles vont droit dans le mur ; elles finiront les unes après les autres par déposer la clé sous le paillasson, hélas !

Il est aujourd’hui plus que nécessaire de mettre en exergue, au vu et au su des sénégalais, la descente aux enfers latente de nos joyaux nationaux LA POSTE, LA LONASE, LA SONACOS, DDD, LA SONES… pour ne citer que ceux-là.

Le déchirement du contrat social et moral de la nation est savamment orchestré par les différents Directeurs Généraux, par ricochet, par le Président de la République, car il est le seul habilité à nommer par décret aux postes civils, comme le lui confère notre constitution dans son article 38.

Au regard, de toute cette situation qui maintient le pays dans la pauvreté et participe à récompenser la médiocrité, Thierno Alassane Sall a formulé maintes propositions dans notre programme présidentiel, pour inverser la tendance. La moralisation de la vie politique et de l’action publique occupe notamment une très grande place dans ce programme.

Nous disons aux sénégalaises et aux sénégalais : soyez assurés que si nous arrivons aux responsabilités, la gestion publique retrouvera ses lettres de noblesse dans tous les segments de la nation. Notre devoir moral est de mettre de l’ordre dans toutes nos sociétés nationales pour y créer de la richesse, de l’équité et de l’égalité. Nous inverserons cette tendance de dilapidation de nos deniers publics par une efficience exclusivement à destination des populations sénégalaises dans leur ensemble.

* La Cellule des Cadres
République des Valeurs (Réewum Ngor)

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