LFR 2026 : Cheikh Diba mise sur un retour en commission pour désamorcer les tensions à l’Assemblée

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SENTV : Face aux tensions autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a sollicité ce mardi 27 octobre le renvoi du texte en commission des Finances. Le gouvernement entend privilégier des discussions complémentaires avec les députés afin de trouver une issue à la crise institutionnelle.

Le gouvernement ouvre une nouvelle voie pour tenter de sortir de l’impasse autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Devant l’Assemblée nationale, ce mardi 27 octobre 2026, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a demandé le renvoi du texte en commission des Finances, en vue de poursuivre les échanges avec les parlementaires.

Pour justifier cette démarche, le ministre s’est appuyé sur l’article 84 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui encadre notamment la possibilité de présenter une motion préjudicielle visant l’ajournement du débat ou le renvoi d’un texte devant la commission compétente.

Cette demande intervient dans un contexte marqué par des échanges entre les deux institutions au cours des dernières heures. Selon les explications de Cheikh Diba, le Premier ministre avait précédemment lancé un appel au dialogue, auquel l’Assemblée nationale avait répondu favorablement par l’intermédiaire du président de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire.

Dans une correspondance datée du lundi 26 octobre, ce dernier avait proposé l’ouverture de discussions autour des points soulevés dans un mémorandum transmis au gouvernement et reçu le même jour. Cette initiative a été suivie d’un communiqué de presse, puis d’une réponse favorable du ministre.

Le renvoi en commission doit ainsi permettre d’approfondir les discussions et d’examiner les points de désaccord dans les meilleurs délais.

Cheikh Diba invoque le respect des règles parlementaires

Sur le plan juridique, le ministre a rappelé les dispositions de la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. L’article 84 prévoit la possibilité, pour un député par groupe parlementaire ou un député non inscrit, de présenter une motion préjudicielle durant la discussion générale, jusqu’à sa clôture.

Cheikh Diba a également souligné que le renvoi en commission s’inscrit dans le cadre des procédures prévues par les textes. Il a défendu une démarche conforme aux règles parlementaires et respectueuse des prérogatives des différentes institutions.

« Le respect des règles ne saurait être à géométrie variable », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’appliquer les dispositions légales à l’ensemble des acteurs institutionnels.

Le gouvernement écarte la confrontation

Au-delà de la procédure parlementaire, Cheikh Diba a présenté cette initiative comme une tentative de privilégier le compromis plutôt que l’affrontement. Selon lui, les divergences entre institutions ne constituent pas, en elles-mêmes, une menace pour la République, dès lors qu’elles sont traitées à travers les mécanismes prévus par la loi.

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