Polémique autour du perchoir de l’Assemblée nationale : Thierno Alassane Sall dénonce une « manœuvre anticonstitutionnelle » en faveur de Sonko
SENTV : Une nouvelle controverse politique secoue la scène institutionnelle sénégalaise. Le député Thierno Alassane Sall accuse ouvertement le parti Ousmane Sonko et la majorité de vouloir provoquer une crise au sommet de l’État à travers une éventuelle installation du leader du PASTEF au perchoir de l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration rendue publique ce dimanche, le président de la République des Valeurs (RV) a qualifié cette perspective d’« acte illégal », estimant qu’elle irait à l’encontre des règles encadrant le fonctionnement de l’institution parlementaire. Selon lui, les responsables du parti au pouvoir seraient pleinement conscients des implications juridiques et politiques d’une telle démarche.
« PASTEF cherche à provoquer une crise institutionnelle majeure en forçant l’installation de Sonko au perchoir de l’Assemblée nationale. Un tel acte est illégal et PASTEF le sait », a déclaré Thierno Alassane Sall.
Le député s’est également interrogé sur le timing de cette agitation politique, intervenant à la veille de la Tabaski et durant le week-end de Pentecôte. Il y voit une stratégie délibérée visant à installer un climat de tension dans le pays.
« De quoi ont donc peur Sonko et le PASTEF pour, le temps d’un dimanche de Pentecôte et à la veille de la Tabaski, ourdir des tensions destructrices en plein jour ? », a-t-il ajouté.
Cette sortie intervient dans un contexte de fortes spéculations autour d’un éventuel repositionnement institutionnel d’Ousmane Sonko, figure centrale du pouvoir depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye. Aucune annonce officielle n’a toutefois été faite concernant une possible candidature au perchoir de l’Assemblée nationale.
Du côté du PASTEF, aucune réaction publique n’avait encore été enregistrée au moment de la publication de cet article. Cependant, les déclarations de Thierno Alassane Sall relancent le débat sur l’équilibre des pouvoirs et le respect des procédures institutionnelles dans le nouveau paysage politique sénégalais.
Alors que le climat politique reste marqué par de fortes rivalités, cette nouvelle passe d’armes pourrait raviver les tensions entre l’opposition parlementaire et la majorité au pouvoir.
